<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
  <title>Jul @ Cape Town - Découvrir les lieux</title>
  <link>http://julien-carnot.net/cape-town/</link>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 06 Sep 2008 00:20:24 +0200</pubDate>
  <copyright>Creative Commons BY-SA 2.5</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>Namibia, Part II: dunes de Sossusvlei et Fish River Canyon</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2005/06/26/60-namibia-sossusvlei-fish-river-canyon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:88c4bebfb3bfe5d137fe655b9e2f1262</guid>
    <pubDate>Sun, 26 Jun 2005 21:24:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Suite et fin du voyage en Namibie: des dunes au canyon, des images plein la tête...&lt;/p&gt;    &lt;h5&gt;Pause à Windhoek&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Après la sortie du parc, quelques centaines de kilomètres nous séparent de notre arrêt suivant, Windhoek, où nous passerons la nuit. Après un bon plat de spaghettis, on passe au bar du Cardboard box Backpacker, plutôt calme ce soir... Après une bouteille de Windhoek, la bière locale témoignant du savoir-faire allemand, on va s'écrouler dans notre dorm.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le lendemain matin, ravitaillement pour les pique-niques à venir et visite du &lt;em&gt;crafts center&lt;/em&gt;, rien de très passionnant à mon goût mais les filles trouvent quand même le moyen d'y passer plus d'une heure... Puis route au sud, sur la B1, la route principale du pays, avant de faire quelques centaines de kilomètres vers l'ouest sur les &lt;em&gt;gravel roads&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;&lt;em&gt;Gravel Roads&lt;/em&gt;&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Le réseau routier namibien est un des meilleurs en Afrique australe, mais ça ne veut pas dire qu'il est entièrement goudronné! Les &lt;em&gt;gravel roads&lt;/em&gt;, ou &lt;em&gt;dirt roads&lt;/em&gt; remplacent vite le bitume quand on ne se dirige pas vers les 5 ou 6 villes principales. Même si les compagnies d'assurance ne les aiment pas, elles sont de bonne qualité, il faut juste adapter sa conduite pour compenser la perte d'adhérence et surtout, anticiper les trous (on descend régulièrement dans le lit de rivières asséchées). La Nissan Almera se comporte étonnamment bien, vu ses 5 passagers et le coffre rempli à ras bord.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même si les panneaux de direction sont nombreux, on a réussi sans s'en rendre compte à dévier de notre itinéraire envisagé pour passer sur un raccourci, mais là la qualité de la route s'est dégradé. Les creux plus creux, les ornières plus profondes, les bosses plus marquées, n'ont pas plu à l'arrière, heureusement que les paysages montagneux magnifiques ont compensé la perte de confort!&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Camping à Sesriem&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Arrivée à Sesriem, le petit bled qui se compose en fait d'un camping et de quelques bungalows, où l'on passera la nuit en camping. Petite balade au coucher du soleil, pour un avant-goût de désert. Montage de la tente et allumage du braii s'en suivent, mais là encore, après 21h, tout le monde est crevé... Je dors dans la voiture, la tente étant prévue pour 3 personnes. Bonne nuit, jusqu'à 3h du matin, lorsque la température passe à 6°. Dur de se rendormir, je me repose encore une heure et quelques avant de me lever, le branle bas de combat étant prévu à 4h30 pour sortir du camp à l'ouverture de la barrière, à 5h30, quelques minutes avant le lever du soleil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;60 kilomètres nous séparent encore des dunes les plus grandes du monde... Et la route, goudronnée mais battant tous les records de nids de poule parait bien longue. On doit s'arrêter sur un parking à 2km des dunes, le reste du chemin étant réservé aux 4x4.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Les dunes appartiennent à ceux qui se lèvent tôt&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Mes comparses ont la flemme de marcher, mais après avoir consulté le tarif de la navette, on s'y met... Coup de bol, 200m plus loin, un couple de retraités sud-africains visitant la Namibie en 4x4 nous proposent de grimper sur les marchepieds pour la route. Nous voilà donc devant ces dunes superbes, avec les couleurs du petit matin et des ombres qui rendent le spectacle assez hallucinant. On se paiera même le luxe d'être les premiers à entamer l'ascension de l'une des plus grandes dunes, par une trace de sentier que le sable s'acharne à effacer toutes les nuits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne fait toujours pas chaud, mais l'air devient plus doux, et vu le spectacle, personne ne se plaint! Expérience hallucinante. Et dire que cette mer de sable s'étend sur des centaines de kilomètres... Les couleurs sont intenses, le dessin des dunes est impressionnant, tout comme la végétation qui subsiste dans le sable par endroit et dans les vlei, ces étangs qui ne recueillent un peu d'eau que quelques jours dans les meilleurs années. Quelques geckos se laissent apercevoir, mais ce sera tout pour la faune...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Là encore, les mots manquent pour décrire cet endroit... Et mieux encore, si vous allez le voir, il aura changé: les dunes sont dynamiques.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Direction sud-est, vers le Fish River Canyon&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Après avoir squatté le 4x4 d'un couple de jeunes anglais pour le retour (vu la chaleur, je n'en étais pas mécontent), on reprend la voiture, direction est pour reprendre la B1, la route principale, vers le sud, avant de repiquer à l'ouest pour rejoindre le Fish River Canyon, le deuxième plus grand canyon au monde, que l'on a réussi à placer dans le programme par miracle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Seulement, 20 kilomètres après que l'on ait retrouvé une &lt;em&gt;gravel road&lt;/em&gt;, alors qu'une poignée de kilomètres nous séparent encore de notre objectif, Jon pile. Au lieu du lit de ruisseau asséché auquel on s'est habitué, le panneau indique en fait une rivière, qui traverse la route. Le soleil commence à tomber, le passage à guet serait peut-être jouable, il y a 30cm d'eau sur 6 ou 7 mètres... Pas de bol, dans le pays le plus aride de l'Afrique australe. Mais on ne tente pas le diable, on choisit de passer par une autre route, on n'est plus à 50km près. Le problème, c'est que cette route est encore plus inondée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le troisième détour fait 300 bornes, mais il est sûr... C'est parti.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;A la recherche de la Fish River Lodge.&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Arrivé à quelques kilomètres de l'autre côté de cette foutue rivière, on s'attend à trouver notre hébergement dans les 5 minutes. Erreur. Le panneau indique encore 24km, et cette fois ci, hors &lt;em&gt;gravel road&lt;/em&gt;. Un minuscule chemin au milieu de nul part, de plus en plus étroit et rempli de bosses, on se demande à chaque passage de barrière ce qui nous attend... On les maudits, ces gens qui ont l'idée d'implanter un backpacker aussi inaccessible. Je m'offre même une sortie de route, virage à 180° non signalé, sympa! Enfin bon, on arrive enfin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout est éteint, on est au comble du glauque... Finalement, quelqu'un vient à notre rencontre, visiblement effaré par notre présence. On raconte notre histoire, puis on s'installe dans l'étable, sans électricité et remplie de matelas pourris pour le prix d'un bon lit de backpacker, mais bon, on ne va pas se plaindre.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Le Canyon&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Le lendemain matin, on part visiter le canyon dans le pick-up, on se fait bien secouer dans la benne, mais les paysages sont au-delà de ce qu'on aurait pu imaginer de nuit. Après une pause sur une hauteur, on descend dans le canyon en pick-up, c'est raide mais ça passe. Deuxième arrêt, on nous dépose pour une mini rando le long de la rivière... Là encore, les plantes et le décor sont hallucinant, notre détour valait le coup! A midi, retour à la &lt;em&gt;lodge&lt;/em&gt;, il est temps de reprendre la route, j'ai un exam le lendemain matin à presque 1000 km au sud! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;On the road again, direction l'hiver!&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On découvre les paysages du sud de la Namibie de jour, impressionnant de vide et d'aridité... Les routes sont strictement droites sur des dizaines de kilomètres... Passage de la frontière sans problèmes, franchissement du fleuve orange, de retour au pays! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; Le reste de la route est sympa, le Namaqualand commence tout juste à se couvrir de fleurs sauvages, impressionnant...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par contre, on redécouvre les nuages en arrivant dans le Western Cape et voilà qu'il pleut quand on arrive dans le Cederberg... Et à l'approche de Cape Town, c'est le déluge... Mission accomplie, une pizza, une douche et repos pour l'exam du lendemain!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jetez un oeil sur &lt;a href=&quot;http://www.julien-carnot.net/cape_town/photos/thumbnails.php?album=33&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les photos&lt;/a&gt;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2005/06/26/60-namibia-sossusvlei-fish-river-canyon#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2005/06/26/60-namibia-sossusvlei-fish-river-canyon#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/59</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Namibia, part I: Etosha</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2005/06/23/59-namibie-etosha</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:98c09f952b2cd74853518da285f3aeae</guid>
    <pubDate>Thu, 23 Jun 2005 15:00:18 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Enfin reposé des 5270 kilomètres de routes avalés en 6 jours, me voilà prêt à vous raconter tout ça!&lt;/p&gt;    &lt;h5&gt;Sur la route&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;La première soirée a été passée dans la voiture, cap au nord... On avait prévu de dormir à Springbok, en Afrique du Sud, à quelques 150 kilomètres de la frontière, mais arrivé devant notre hôtel, son aspect glauque à la limite du bordel recouvert de néons nous a fait changer d'avis... Jon et moi, les seuls deux conducteurs pouvant conduire une voiture à boîte manuelle, sommes encore en forme, alors après avoir cherché un autre endroit dans cette petite ville totalement déserte ce soir là, on continue notre route.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Passage de la frontière, du pont sur le fleuve Orange, sans problèmes... On ne voit pas grand-chose de la Namibie, au-delà du faisceau de nos phares... Sur la route principale du pays, qui ressemble fort à une bonne départementale, on continue notre chemin, en prenant des quarts, ça me rappelle quelques navigations de nuit! Au ravitaillement en essence, on découvre les Dollars namibiens, maintenus à parité avec le Rand sud-africain, ce qui nous évite le passage au bureau de change.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1300 bornes au compteur, le soleil se lève doucement sur un paysage moins désertique que ce que j'imaginais... Si tout est plat, les arbustes et les quelques montagnes font tomber mes idées reçues...  Quelques dizaines de kilomètres plus tard, arrêt dans la capitale, Windhoek, pour le petit déjeuner. La nuit n'a pas été des plus confortables mais tout va bien, on découvre les influences d'outre-rhin dans cette ancienne colonie passée sous domination sud-africaine après la Première guerre mondiale, la ville est sympa, mais sans plus... On continue la route vers le nord.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une pause déjeuner/goûter à Otjiwarongo, un bled sympa, puis encore deux heures de route, on arrive à Tsumeb, où l'on a prévu de passer la nuit. En arrivant au backpacker que l'on avait réservé, on comprend pourquoi on a eu du mal à joindre les backpackers depuis Cape Town, le guide officiel des visiteurs en Namibie est bourré d'erreurs, et le backpacker que l'on avait réservé est non pas à Tsumeb, mais à Swakopmund, LA station balnéaire du pays, à 500 kilomètres au sud-ouest! Heureusement, il y a de la place, après une balade dans cette petite ville centenaire très sympathique, on investit notre dortoir, se prépare une bonne platée de spaghettis, puis vers 20h, on va se coucher, un peu lessivés par ces kilomètres. Le lendemain, on prévoit de se lever à 5h30 pour arriver aux portes d'Etosha à l'ouverture. La nuit fut bonne!&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Etosha National Park&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On dispose de deux jours pour visiter ce parc immense, même s'il a été réduit de 100 000 km² à 25 000 km², il reste de quoi faire! Juste avant de passer l'entrée, on tombe sur une girafe qui se promène sur le bas côté! Impressionnant animal, tant pour ses 4,5m de hauteur que pour ses cils à faire pâlir d'envie les utilisatrices de mascara! Lever de soleil tranquille dans le parc, on s'arrête dans Namutoni, le premier des trois camps, pour payer notre permis (comptez 5 &amp;#8364; pour les deux jours!) et récupérer une carte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis on commence notre parcours. Les instructions sont claires, hors de question d'ouvrir une portière ou encore moins de descendre, avec 300 lions dans le parcs et un nombre indéterminé de léopards ou autres cheetahs, sans parler des rhinocéros. Les premiers springboks, black-faced impala ou red hartebeest retiennent notre attention, tout comme les 3 ou 4 girafes qui dégustent quelques feuilles d'arbres, ou encore les deux zèbres qui se promènent sur les bords de l'immense étang asséché depuis quelques milliers d'années qui a donné son nom au parc. Les lumières sont splendides, les couleurs intenses, la sensation d'espace hallucinante... Très rapidement, je me dis que je pourrais passer un bon mois dans ce parc avec un bon appareil photo sans m'ennuyer!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pose ptit déj au camp, avant de parcourir une autre boucle et de découvrir les nombreux points d'eaux auxquels les animaux sont abonnés, étant donné les faibles pluies des dernières semaines. Les springboks, au nombre de 20 000 dans le parc, sont omniprésents, les zèbres, qui sont plus de 6000, se montrer un peu plus, les oiseaux sont tout aussi fascinants, sans parler des paysages, oscillant entre la savane, le désert et la petite forêt, avec des arbres morts qui mettent des dizaines d'années à se décomposer. À un point d'eau, on s'arrête derrière une voiture qui déborde de jumelles et de téléobjectifs, même si l'on ne voit rien... Ce sont 4 ou 5 lionnes, bien cachées dans les herbes, un peu à l'ombre, qui en bonnes félines, passent le plus clair de leur temps à ne rien faire. On ne peut que deviner leurs silhouettes, et après quelques minutes passées à espérer qu'elles bougent un peu, on continue, à priori, on devrait avoir l'occasion d'en voir d'autres!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On enchaîne les points d'eau et les chemins, avec des succès plus mitigés... Sur les 1500 éléphants présents, on finit tout de même par en voir un, monopolisant une flaque pour boire quelques dizaines de litres, avant de remuer la vase blanche et de s'en asperger totalement, belle régulation thermique, il fait plus de 30°, mais je ne suis pas sûr que cette technique soit au goût des zèbres et springboks qui attendaient leur tour pour boire!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'après midi passe, l'observation des girafes, oiseaux et autres caméléons rend la voiture bien plus agréable que le jour précédent. Pourtant, les points d'eau les plus réputés sont relativement déserts, enfin comprenez par là qu'il n'y a que quelques dizaines de zèbres et d'antilopes et une poignée de girafes, mais pas les grands groupes d'éléphants, de lions, de rhinos, ou les panthères que l'on aimerait voir... Limite blasés!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Relâche au camp d'Okaukuejo, dans lequel on passera la nuit. En réservant le bungalow, on découvre que la Namibie, à l'inverse de l'Afrique du Sud, pratique l'heure d'hiver, et que l'on a traversé le pays et passé plus de 24h sans s'en apercevoir... Voilà qui explique le retard du tenancier du backpacker à Tsumeb pour nous laisser libérer les lieux, ainsi que notre arrivée devant les portes du parc encore fermées! Et dire qu'on avait passé les deux dernières semaines à se documenter sur le pays!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une petite marche vers le point d'eau artificiel attenant au camp, qui sera éclairé cette nuit... Pour l'instant, un impala et un kudu, mais il parait que les éléphants peuvent y être nombreux... Un plongeon très apprécié dans la piscine du camp avant le coucher du soleil, puis retour au point d'eau, désespérément désert. Vers 20h, on se décide pour le buffet dans le restaurant du camp, mauvais rapport qualité prix mais ça nous fait un repas plus varié. Puis retour au point d'eau, cette fois-ci plus peuplé: entre les chacals et une hyène tachetée qui se balade dans les parages avec une démarche des plus caricaturales, quelques rhinocéros font leur apparition. Sans vouloir être méchant, ces animaux n'ont pas l'air des plus futés... Partant en courant devant leur reflet dans l'eau une fois sur deux, leur mauvaise vue semble se confirmer, et leurs interactions sont assez maladroites, du genre je charge avant de découvrir que je te connais... L'instinct maternel reste toutefois bien développé, il ne faut pas jouer avec le petit...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vers 23h, on va se coucher, pour Jon, Julie et moi, ça sera lever avant 6h pour précéder le soleil, mais Ann et Emilie ont besoin de sommeil. Le lendemain, rien à se mettre sous l'&amp;#339;il au point d'eau, on décide de prendre la voiture pour aller voir un autre lieu bien plus côté, misant sur l'activité matinale de la plupart des animaux, pendant que nos camarades finissent leur nuit. Arrivant à ce point d'eau, nous sommes les premiers, on s'étonne de ne trouver qu'un springbok, on se dit qu'on s'est fait avoir par la brochure. On s'approche quand même...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et là, d'un coup, on se rend compte que ce sont des lionnes qui sont au bord de la route... 5 d'après le premier décompte, on n'y croit pas, mais en se rapprochant encore, on en découvre en tout 17! Puis plus tard, le mâle, à l'écart, mais qui n'en impose pas moins... J'ai encore du mal à y croire. Ces énormes chats se réveillent doucement, baillant, léchant leurs énorme pattes... On reste scotchés 5 minutes avant de se dire qu'il faut absolument qu'on aille réveiller les autres. Une demie heure plus tard, on est de retour, cette fois parmi 6 autres voitures puis un car, les lionnes sont toujours aussi paisibles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques impalas se rapprochent, puis découvrent les prédateurs, mais commencent à bramer plutôt que de s'enfuir. Les lionnes restent tranquilles. Plus tard, ce sont des springboks qui débarquent avec quelques zèbres. Là, prêtes pour le petit déjeuner, les lionnes se mettent à l'affût, se collant les unes aux autres, ne laissant pas dépasser une oreille... Malgré les imprudences de quelques proies, pas de mouvement, les impalas passent à quelques mètres du mâle. Retour au camp pour libérer le bungalow, n'y croyant toujours pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On continue notre route vers l'ouest du parc, par les petits chemins... On a placé la barre assez haut, mais les phacochères et les kudus, qui semblent être entre antilopes et chameaux, nous occupent. Puis on arrive sur un point d'eau bien peuplé: de dizaines de zèbres, un éléphant, une girafe, des kudus, des autruches, des phacochères, des springboks, des gemsbok, des impalas, des oiseaux mais aussi un chacal qui a goûté au sabot d'un zèbre après lui avoir mordu la patte, et qui s'en est éloigné en ricanant... L'éléphant n'est pas très partageur pour l'eau: il chasse à plusieurs reprises les zèbres, puis même le kudu mâle, qui en impose pourtant. Tout ce beau monde réuni, quel spectacle!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On retrouve les bords de l'étang asséché, l'horizon semble à des milliers de kilomètres... Les mirages sont nombreux, on croirait à une mer. L'après midi arrive, on s'approche doucement du troisième camp, en jouant à qui trouvera le plus de girafes ou de springboks autour de la route, puis on fait une pause pour manger avant de reprendre la route vers le sud. Même sans léopard ou cheetah, Etosha n'aura pas failli à sa réputation, c'est vraiment un endroit à ne pas rater si vous avez l'occasion d'aller en Namibie! S'il vous faut des preuves, allez voir &lt;a href=&quot;http://www.julien-carnot.net/cape_town/photos/thumbnails.php?album=32&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la petite sélection de photos&lt;/a&gt;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.julien-carnot.net/cape-town/2005/06/26/60-namibia-sossusvlei-fish-river-canyon&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;La suite au prochain épisode!&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2005/06/23/59-namibie-etosha#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2005/06/23/59-namibie-etosha#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/58</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Quelques jours au chaud à Augrabies dans le Kalahari</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2005/03/15/45-quelques-jours-au-chaud-a-augrabies-dans-le-kalahari</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f54bf1ca66dcc230d2a2459e497cc52c</guid>
    <pubDate>Tue, 15 Mar 2005 12:10:29 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Je vais vous raconter mon petit voyage dans le Northern Cape, à quelques kilomètres de la Namibie. C'était en novembre dernier, entre la fin des partiels et mon retour au pays. Si vous êtes une fidèle lectrice ou un fidèle lecteur, vous savez que la devise de ce blog pourrait être mieux vaut tard que jamais. Et vous n'en êtes pas au bout de votre attente, les photos vont encore tarder, puisque je n'ai pas pris le temps de les scanner cet hiver, si vous ne pouvez pas attendre, jetez un oeil &lt;a href=&quot;http://www.sanparks.org/gallery/augrabies&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour visualiser un peu! Désolé pour les erreurs et les approximations qui auront pu se glisser dans le récit, à part quelques chiffres que j'ai noté, je vous raconte tout de mémoire...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Après avoir envisagé d'aller faire un tour dans le désert namibien puis m'être rendu compte que la logistique était un peu trop conséquente pour voyager seul (je ne connaissais personne qui voulait voyager à ce moment), je me suis rabattu sur Augrabies, un gros village paumé dans la province la moins peuplée et la plus aride d'Afrique du Sud, qui a l'avantage de se trouver pas loin d'un arrêt de bus et de comporter un backpacker à priori sympa. Après avoir récupéré un billet de bus (&lt;a href=&quot;http://www.intercape.co.za/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Intercape Mainliner&lt;/a&gt;, pour ceux que ça intéresse), avoir calé dans le sac à dos deux appareils jetables et quelques vêtements, et regroupé dans un sac un peu de bouffe (le backpacker ne fait pas restau, et la supérette la plus proche doit être à 5km), c'est parti, minibus jusqu'à la gare de Cape Town.&lt;/p&gt;



&lt;h5&gt;Cape Town-Kakamas dans la nuit&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Un grand bus tout neuf (air conditionné, deux étages et une remorque, c'est vous dire!) m'attend. Il y avait aussi l'alternative minibus de longue distance, mais bon, faire 1000 bornes dans la nuit avec un seul chauffeur, en surcharge dans un minibus pourri pour gagner 10 euros, je préfère arriver en vie! Départ à 18h, on s'arrête en gros tous les 50-70 kilomètres, à chaque petite ville. Soirée sympa en regardant les paysages se dérouler... En plus, le bus n'est pas plein de touristes, beaucoup de sud-africains l'utilisent, immersion garantie, en tous cas hors saison et sur cette ligne!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par contre, sympa l'air conditionné dans l'après midi, mais toute la nuit, je me suis franchement caillé, et rien à faire, peuvent pas l'arrêter! Prévoyez donc les pulls voire la couverture! Pas beaucoup dormi donc, mais en même temps, ça m'a permis de voir du pays, même de nuit, et de scotcher sur un ciel rempli d'étoiles... Et à 4h du matin, en longeant la frontière namibienne après Springbok, de découvrir un paysage encore plus plat et plus vide que celui du Karoo, quand la lumière du soleil apparaît sur l'horizon! Des dizaines de kilomètres à la ronde, rien. Ça me plait!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je stresse un peu pour l'arrivée, à 5h45, j'ai échangé plusieurs mails avec le backpacker, qui doit venir me chercher à Kakamas, arrêt le plus proche d'Augrabies. Mauvais pressentiment, je sais que ça se passera pas comme prévu. En descendant du bus, je vois que personne ne m'attend. Quelques minutes plus tard, mes craintes sont confirmées, personne. Kakamas ne craint pas plus que ça à priori, j'ai regardé les statistiques de criminalité, une cinquantaine d'homicides par an, c'est dans la moyenne mais bon, fatigué, avec le souvenir encore frais de mon agression, j'aurai bien voulu ne pas trop traîner dans le coin! J'attends, personne ne vient. Le jour se lève doucement. Je pars à la recherche d'une cabine téléphonique, tout en essayant de garder le point de rendez vous à l'&amp;#339;il, au cas où! Je les réveille, ils m'ont oubliés, ils seront là dans une demie heure... A 7h30, je vois leur minibus arriver, c'est parti pour les 15 derniers kilomètres du voyage aller!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir traversé la campagne bien irriguée dans laquelle du raisin est produit par quelques grandes fermes, on arrive au &lt;a href=&quot;http://www.kalahari-adventures.co.za/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Augrabies Falls Backpacker&lt;/a&gt;,  une grande maison avec une pelouse bien arrosée et un hangar rempli de rafts... Bizarre tout ce vert, à deux pas du désert: le fleuve Orange est bien exploité! Je fais connaissance avec l'équipe, 3 personnes, et je découvre que je suis le seul client... Les temps sont durs! Le temps de poser mon sac, on me propose de me déposer dans le parc national d'Augrabies Falls, sur le coup j'ai plus envie de dormir qu'autre chose, mais on me fait remarquer que si on veut bouger, il vaut mieux profiter du matin, avant qu'il ne fasse trop chaud. Roule!&lt;/p&gt;



&lt;h5&gt;&lt;em&gt;Dassie Trail&lt;/em&gt; dans l'&lt;a href=&quot;http://www.sanparks.org/parks/augrabies/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Augrabies Falls National Park&lt;/a&gt;&lt;/h5&gt;



&lt;p&gt;Quelques kilomètres plus loin, l'entrée du parc. La terre et les rochers sont rouges, la végétation rare et sèche... Il fait déjà bien chaud! J'entre dans l'accueil du parc, paie et récupère un dépliant sur le &lt;em&gt;Dassie Trail&lt;/em&gt;, un itinéraire de rando de 5km pas trop exigeant qui permet de voir un échantillon représentatif du parc, qui fait quand même 28 000 hectares. C'est parti! D'après les guides, on peut voir des girafes, des rhinocéros noirs et la panoplie standard d'antilopes. On commence dans les roseaux qui poussent au moindre ruisseau, alors qu'il n'y a que du sable quelques mètres plus loin. Au moins, l'eau n'est pas dure à repérer! Sorti de cette zone humide, on a vraiment l'impression de se retrouver sur une autre planète, tout est rocheux et rouge! Quelques anciens torrents ont creusé la roche, les reliefs sont ici en négatif. À l'horizon, quelques collines, dont le noir tranche avec le rouge orangé ambiant, ne sont autres que des formations de roche volcanique qui refusent de s'éroder aussi vite que leurs voisines, mais qui ont comme peau protectrice des particules de fer, de manganèse et de titane que les tempêtes du désert déposent sur leur flancs. Comme quoi les tempêtes du désert ne sont pas forcément des opérations de destruction de masse!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une demie heure dans ce désert minéral, on commencerait presque à se sentir seul. C'est là que les babouins interviennent! Courant dans tous les sens sur les roches, cherchant un peu d'ombre, une vingtaine de ces singes me contournent, plus peureux que leurs cousins du sud! Une mère promène son petit sur son dos, encore un de ces moments où on donnerait beaucoup pour avoir un vrai appareil photo avec un téléobjectif au lieu de ce jetable! Je repère deux ou trois individus pas très loin de moi, sur un gros rocher, qui n'ont pas l'air trop stressés... Je m'approche silencieusement, ils ne me voient pas, je suis à 3 ou 4 mètres du rocher. Quand l'un deux monte au sommet et me voit, il redescend aussi vite. Le suivant vient voir ce qu'il se passe, et imite le premier. Le dernier, plus déterminé, monte en haut du rocher, commence à sauter sur place et me montre ses dents en soufflant, genre &quot;tu te crois où, dégage de là!&quot;. Je m'incline, mais même pas peur d'abord, c'est juste que je crois pas qu'on ait le droit de se battre avec des animaux sauvages dans le parc! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; Les lézards, bien plus nombreux et bien moins agressifs, sont aussi plus peureux, là encore, pas moyen de faire une photo de leurs belles couleurs. Quant au dassies, qui ont donné leur nom à l'itinéraire, ils doivent être occupés à se trouver une planque à l'ombre pour l'après midi! Et quid des girafes, des léopards et des hyènes, me direz vous? Et bien je n'en ai pas vu...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Direction Moon Rock, une espèce de sphère de granit aux trois quarts enterrée, un chaos pour géants: 100 mètres de long. En y regardant de plus près, la roche a la structure d'un oignon, à certains endroits, la couche supérieure craque et laisse apparaître la couche inférieure. Étonnant! Il commence à faire vraiment chaud, il va être 11h, je continue mon chemin. En passant près d'un ruisseau, je découvre les nids de poules, ces trous dans la roche du lit des cours d'eau, qui peuvent faire 2m de diamètre et 2 mètres de profondeur. L'explication serait que les petits cailloux charriés par le courant tombent dans des fissures dans la roche, mais sous l'effet de la dépression crée par le courant, continuent à tourner, érodant la roche jusqu'à produire ces gros chaudrons! J'en arrive au bout du circuit, après 2 heures et demie où je n'ai rien entendu d'autre qu'un petit souffle de vent dans les roseaux et les petits bruits des lézards et des babouins. Ça fait du bien.&lt;/p&gt;



&lt;h5&gt;39° à l'ombre, mais où est l'ombre!&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Ça fait du bien, mais là, il commence vraiment à faire chaud. La météo annonçait 36° pour la région, mais j'oubliais qu'on parlait de température sous abri... L'air est sec, très peu de vent, le soleil tape... Il est temps de se planquer pour laisser passer le cagnard. Et pour trouver de l'ombre, il vaut mieux rester près de la réception, où quelques arbres ont été plantés et copieusement arrosés, parce que le reste du parc n'est vraiment pas ombragé! J'en profite pour manger mon pique nique, mais je suis espionné: des babouins sautent d'arbre en arbre pour essayer de se retrouver dans celui sous lequel je suis installé sans que je les voie... Mais on me la fait pas à moi! J'assiste à quelques bagarres arboricoles impressionnantes, ils se rattrapent à chaque fois, ou presque!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a une piscine ouverte aux visiteurs juste à côté, mais elle n'est pas très propre, et surtout, vu que les babouins sautent facilement la clôture qui l'entoure pour éviter que les animaux sauvages ne viennent y boire, je ne vais pas leur laisser mon sac à dos, mes vêtements et mes chaussures, je crois que ça les amuserait plus longtemps que moi! Après cette inspection de la piscine, je me retourne pour découvrir un klipspringer, une antilope de la taille d'un grand caniche qui me regarde, au milieu de la pelouse. L'air un peu paumé, il reste bien tranquille, même quand je m'approche un peu... Quelques photos plus tard, je m'éloigne un peu, puis me retourne: il me suit! Je continue un peu plus vite, cette fois il s'est arrêté 30 mètres derrière moi. Je m'accroupis et siffle, il vient vers moi! Réalisant que je n'aurai pas le droit de le ramener à la maison et voulant éviter des adieux déchirants, je mets fin à mes expérimentations et réussis à le semer.&lt;/p&gt;



&lt;h5&gt;Les chutes grouillent de poissons-chats géants&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Après quelques heures à bouquiner à l'ombre, l'air devient à nouveau presque respirable, je tente une percée vers les chutes, l'attraction du parc. Dans une gorge de 56 mètres de profondeur, le fleuve orange tombe bruyamment. Aukoerabis, version originale d'Augrabies, veut d'ailleurs dire &quot;endroit de bruit&quot;. En ce moment, le débit du fleuve n'est pas très impressionnant, environ 30 mètres cubes/seconde, ce qui n'est rien par rapport à son record connu, lorsqu'il a inondé toute la région il y a quelques années, faisant revivre des cascades asséchées pour écouler 7500 mètres cubes d'eau par seconde! Les abords de la chute sont grillagés, une promenade sécurisée est en cours de construction: depuis l'ouverture du parc, dans les années 60, 16 personnes se sont un peu trop penchées pour voir le fond de la gorge, certains corps n'ont jamais été retrouvés, malgré l'intervention de plongeurs...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et même en s'arrangeant pour survivre à la chute, dans l'eau, il faudrait se battre avec des énormes poissons chats qui pullulent au pied de la cascade. Ils font au moins 1 mètre, et il y en a vraiment partout, cherchant à remonter le courant mais n'arrivant pas à se propulser au niveau supérieur! Étonnant! Les Cape Flats lizards, aux couleurs flashy, semblent insensibles au pathos de leur situation. Servis en soleil et en chaleur, ils ont la belle vie! En retournant à l'accueil, je lis qu'il y a 21 espèces de serpents dans le parc, dont le cobra cracheur à col noir et le Cape cobra, deux espèces qui ne laissent aucun espoir de survie en cas d'attaque. Sympa de prévenir! Un panneau explique aussi la présence du Quiver Tree ou Aloe Dichotoma, arbre très compact, aux feuilles très épaisses pour éviter de perdre l'eau si rare, utilisé par les San pour se fabriquer des carcans et même des cercueils, en évidant les troncs. Le parc a aussi été le décor de quelques  &lt;del&gt;batailles&lt;/del&gt; boucheries entre fermiers colons et habitants de la région.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;17h, on doit venir me chercher... Là encore, mon pressentiment ne rate pas. Trois quarts d'heure plus tard, alors que je me suis déjà approché de la sortie du parc, je vois le minibus arriver. &quot;Désolé, tu dois croire qu'on ne sait pas tenir nos engagements...&quot; Ben euh, ouais.&lt;/p&gt;



&lt;h5&gt;Moi versus les moustiques&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Enfin à part ça, la maison est sympa et ça fait du bien de se reposer et de manger un peu... Je vais pas faire de vieux os ce soir! Enfin, ça c'était le programme, parce qu'en pratique, dans la chambre, une fois qu'on éteint la lumière et qu'on s'allonge, c'est un peu la scène introductive d&lt;em&gt;'Apocalypse now&lt;/em&gt;, avec des moustiques dans le rôle des hélicoptères. Au niveau du bruit, je pense qu'ils peuvent rivaliser, et en terme de dégâts, ils ne s'en tirent pas mal! Je commence par essayer de me résigner, de me dire qu'une fois qu'ils auront tous fait le plein d'hémoglobine, ils iront la digérer ailleurs et me laisseront dormir en paix. Puis ça me lasse. Le duel commence, je ne vais pas me laisser faire. Après 5 minutes et aux moins dix pertes de leur côté, je n'entends plus rien, je n'en vois plus bouger... Vous connaissez la suite: me disant que je vais enfin pouvoir me reposer, j'éteins la lumière et me recouche. L'ennemi, plus rusé que je ne l'aurais cru, me laisse une minute de répit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais la guérilla reprend de plus belle. Attaqué de toutes parts, je dois repartir à l'assaut. 5 minutes plus tard, encore une fois, je n'en vois plus, je n'en entends plus... Cette fois ci, je dois les avoir eu. Bonne nuit... Mais non. Utilisant encore de la tactique de l'usure psychologique en me laissant croire que j'ai triomphé quelques instants, ils se redéploient. Je vous passe les 5 épisodes suivant, le schéma est le même. Finalement, je m'endors avant même que je les entende mener une nouvelle offensive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le lendemain matin, je constate qu'ils ont gagnés, je suis couvert de piqûres énormes.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Matinée de rafting sur le fleuve Orange&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Après un petit déj rapide, on me dit que si je veux faire du rafting, on va faire une exception à la règle qui veut qu'il faut au moins deux clients pour y aller... En fait, le gars qui encadre l'activité a envie d'aller faire un tour sur le fleuve! Après m'être recouvert de crème solaire, avoir récupéré mes lunettes de soleil et un appareil photo que je pose dans un caisson étanche, je saute dans le minibus qui est prêt à traîner les rafts, qui sont en fait des hybrides entre les rafts et les canoés. C'est parti pour le &lt;em&gt;Augrabies rush&lt;/em&gt;, descente de 8km... Je serai l'équipier du mono, un autre employé du backpacker nous suit en solo. On met le casque et un gilet à moitié vidé de sa mousse, faut pas que je tombe dans un rapide et que je me fasse aspirer...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le briefing est clair, si on tombe, ne pas s'écarter du bateau, ne pas essayer de se lever (le pied coincé entre les roches du fond et le courant qui vous pousse, en général ça craque et c'est un coup à rester coincé) et bien sûr ne pas tomber sur un crocodile, oui, il y en a... Sympa! De notre point de départ, on entend rien d'autre que les oiseaux et la rivière, et très bientôt, on ne voit plus de signe de vie humaine. Les rives sont couvertes de roseaux. Le fleuve est bas et peu puissant en ce moment, les rapides qui peuvent être bien musclés devraient être relativement tranquilles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le premier, &lt;em&gt;Rhino&lt;/em&gt;, est un bon coin pour observer le rhinocéros noir en se faisant secouer, sur quelques dizaines de mètres, ça bouillonne bien, mais il n'y a pas de roche au milieu, pas trop technique. Décidément, les rhinos sont timides avec moi. Par contre, à l'avant, je me fais bien rincer, heureusement que l'eau est chaude. 3 minutes plus tard, mon T-shirt est sec, sympa le climat! Suit une longue descente tranquille où l'on a le temps d'observer les oiseaux, la nature et les &lt;em&gt;Water Monitors&lt;/em&gt;, des énormes lézards amphibies, puis à nouveau des rapides aux noms évocateurs, &lt;em&gt;Rollercoaster&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Klipsringer&lt;/em&gt;. Au bout de trois quarts d'heure, on s'arrête sur une plage pour un petit goûter bien sympa. L'occasion d'aller voir un peu au-delà des berges, mais il ne vaut mieux pas trop s'éloigner, surprendre un rhinocéros n'est pas la meilleure des idées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis c'est reparti pour quelques rapides, de plus en plus techniques, certains imposent de passer de tel ou tel côté de chaque roche, et ce n'est pas simple de se rappeler de toute la séquence qui doit s'enchaîner sur une cinquantaine de mètres! Les petits noms qu'on leur donne sont tout aussi imagés: &lt;em&gt;Blind Faith&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Cascades&lt;/em&gt;... C'est vraiment sympa comme activité! Après une dernière descente tranquille, on arrive au dernier rapide: après, ça s'agite vraiment avant les chutes que j'ai visité la veille, on doit s'arrêter à 300 mètres en amont. Les instructions sont claires, le rapide n'est pas le plus technique ou le plus puissant qu'on aie fait, mais vu qu'il n'y a pas beaucoup de distance après avant le suivant, qui lui est redoutable, il ne faut pas se rater, on est pas sûr de pouvoir être repêché avant qu'il ne soit trop tard! Bon à savoir!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement, tout se passe impeccablement bien. On s'arrête sur une petite plage où l'on entend bien le bruit sourd des chutes... Reste à porter les rafts jusqu'au minibus, sur les roches glissantes, avec en prime une retraversée du fleuve à un endroit où le courant se calme. L'occasion de voir qu'effectivement, il ne faut pas se rater: les rapides suivants ne descendent pas si fort, mais vu que les fonds sont très irréguliers, ils sont bien agités et certaines marmites vous mèneraient droit sous un rocher au fond... Un très bon rafteur-kayakiste a essayé de les descendre en kayak il y a quelques années, avec un moniteur-secouriste sur chaque rive tous les 15 mètres, son kayak a plongé dans une dépression et il a été ressorti in extremis pour une séance de bouche à bouche! Faut pas trop jouer avec le fleuve Orange...&lt;/p&gt;



&lt;h5&gt;Après midi repos...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On approche de midi, la chaleur reprend ses droits... On rentre au backpacker, après un petit repas, c'est l'heure de la sieste. Ici l'activité des locaux est régie par la température, les journées de travail commencent très tôt pour s'arrêter vers 11h avant de reprendre en fin d'après midi, entre les deux, c'est repos à l'ombre. Pas la peine d'aller contre cette règle, comme je l'ai déjà découvert la veille. Petite sieste, lecture, télé en attendant que ça fraîchisse un peu... Je me rends compte que j'ai déjà fait les deux trucs que j'avais prévu de faire, le lendemain sera donc une journée tranquille au rythme du Kalahari.&lt;/p&gt;



&lt;h5&gt;Ne pas se promener pieds nus!&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Après m'être préparé et avoir dégusté ma spécialité, spaghettis avec sauce tomate et fromage, je passe le début de la soirée devant la télé avec mes hôtes. Rien de bien passionnant, donc je bouquine un superbe atlas tout neuf de la Namibie bien illustré, ça donne envie! D'un coup, je vois passer à côté de mes pieds un insecte énorme, que je prends pour un scorpion... Il y en a dans la région, et les portes ne sont jamais fermées... Inutile de vous dire que j'ai jamais bondi aussi vite sur un canapé! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, à y regarder de plus près, la bête, qui doit faire plus de vingt centimètres de long et au moins 15 de large, ressemble plus à une mygale qu'à un scorpion. Mais je n'y suis pas encore, c'est une fourmi géante! Pas très dangereuse à priori, mais j'ai un peu de mal à faire confiance aux proprios là-dessus... Je ne me propose pas pour la chasser! Le chien de la maison vient voir ce que c'est, mais n'est pas non plus d'humeur très belliqueuse. Émotions garanties en tous cas! J&amp;#8217;avoue que j'ai jeté un &amp;#339;il sous mon lit avant de me coucher! Pour la suite, après pas loin d'une heure de combat contre les moustiques, je déclare forfait et m'endors.&lt;/p&gt;



&lt;h5&gt;Visite du bled, puis lecture...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Le lendemain matin, réveil plus tardif que la veille, mais je ne suis pas encore trop tard pour sortir un peu. Je décide de marcher jusqu'au village d'Augrabies, de faire un tour entre les fermes. Tout ce qui est irrigué et arrosé copieusement est d'un vert éclatant, mais quelques centimètres plus loin, la terre n'est que de la poussière plus que sèche. Quelques chèvres se partagent quelques touffes d'herbe courageuse, et à part les quelques pick-up et tracteurs qui passent, on ne peut pas dire que la zone soit bruyante! La cour de l'école, énorme étendue de poussière et de cailloux, est bordée par des cactus. L'église a sa pelouse bien verte... En s'écartant un peu du village et en montant sur la route principale, on découvre à quel point la zone verte autour du fleuve est étroite, et combien tout le reste est sec... Les premiers cultivateurs devaient vraiment y croire pour prendre le temps de construire tous les canaux d'irrigations. Quand la température devient trop élevée, je me rentre, lecture et télé avant de retourner à Kakamas en fin d'après midi pour rentrer à Cape Town...&lt;/p&gt;



&lt;h5&gt;Embouteillages à Cape Town&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Après ces trois jours aux allures de retraite spirituelle, c'est reparti pour le trajet en bus. Cette fois ci, je dors un peu mieux, et me réveille dans les montagnes de Cederberg, sur la route que j'avais prise avec Sophie quelques mois plus tôt... Le lever de soleil est superbe. Par contre, en approchant de Cape Town, on se prend 15 kilomètres d'embouteillages, il est 7h... Et dire que la veille j'étais dans ce coin perdu, je me retrouve dans une grande métropole, difficile de croire que je n'ai pas changé de pays... Arrivée à la gare, je prends un minibus pour rentrer à Observatory, où je dois récupérer ma caution, choisir mon logement pour le dernier semestre et faire mes valises pour le lendemain!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2005/03/15/45-quelques-jours-au-chaud-a-augrabies-dans-le-kalahari#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2005/03/15/45-quelques-jours-au-chaud-a-augrabies-dans-le-kalahari#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/47</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Au bout du monde...</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/05/28-au-bout-du-monde</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d30b12eb15943ab1f392b156830d76cc</guid>
    <pubDate>Sun, 05 Sep 2004 21:27:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Fait pas très beau aujourd’hui… Enfin vu qu’on a la voiture et qu’on veut voir LE cap, on y va en espérant que ça se lève. Après un petit bout de route en passant par Simon’s Town, on arrive dans le &lt;a href=&quot;http://www.sanparks.org/parks/table_mountain/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;parc&lt;/a&gt; qui protège tout le sud de la péninsule, où l’on attend dans la voiture qu'un gros nuage d'averse se vide.&lt;/p&gt;    &lt;h5&gt;Après le déluge, la balade&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Un quart d’heure plus tard, ça se dégage, on monte vers le phare, ou plutôt l’un des phares. Cape Point est en fait un bout de montagne qui se jette dans l'eau, avec un sommet à 250 mètres d'altitude C'est à cet endroit que le premier phare du Cap a été construit, puisqu'à priori, plus le phare est haut, de plus loin il peut être vu. Pourtant, le calcul n'était pas si bon. Dans la zone, il arrive que la brume soit épaisse et persistante. Et du coup, un phare dans la brume, ça perd de son intérêt. Un autre phare, celui qu'on voit sur les posters, a donc été construit à 87 mètres au dessus de l'eau, tout au bout de Cape Point.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Suivre deux Humpback whales vers Cape Point&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Sur le chemin des gardiens de phare, la vue est grandiose: on est sur la crête du cap, qui est bien recouverte de plante grasses, le dénivelé est fort côté False Bay, mais du côté Atlantique, la falaise est à pic! On aperçoit deux baleines au dos bien rond, des Humpback, qui sortent de False Bay et s'apprêtent à passer le cap... Que demander de plus? Que le chemin des gardiens ne soit pas fermé quelques centaines de mètres avant le phare? Frustrant de ne pas avoir le droit d'aller le voir de près, mais la vue console vite! Moi qui ai toujours aimé les bouts du monde, je suis servi!&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Cape of Good Hope, iconoclaste...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Le Cap de Bonne Espérance, que les francophones confondent avec Cape Point, se trouve à quelques centaines de mètres à l'ouest. Et d'ailleurs, ce n'est pas le point le plus austral de l'Afrique (le Cape Alghulas gagne de quelques degrés), mais vu que c'est ici que les touristes passent, le panneau indique que c'est le point qui est le plus au sud-ouest du continent. Plus vert mais moins haut et pointu que son voisin, il n'est pas représenté sur les cartes postales, la confusion du nom de Bonne Espérance avec l'image de Cape Point trouve donc un début d'explication.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'endroit est à la fois naturel et vivant: entre les phares, les parkings, la station de surveillance du climat, le petit tramway qui rejoint le somment ou encore les petits bunkers que l'apartheid, angoissé par la menace d'une attaque communiste, a laissé là, le paysage n'est pas tout à fait sauvage, et pourtant, le site n'est pas défiguré. Les cormorans s'abritent dans sa falaise, les baleines l'arrondissent tranquillement, alors que la mer vient s'y casser, s'y séparer en deux océans: le courant froid du Benguela, venu de l'antarctique, dévie vers l'ouest, vers l'Atlantique, pendant que le courant chaud des Alghulas, arrivant des tropiques, s'enroule vers le sud, refermant l'océan Indien. Un conflit de cette ampleur dans un endroit qui respire la sérénité...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Un petit tour dans le parc&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Le reste du parc, plus intéressant pour sa flore que pour une faune bien discrète (même pas de babouin pour monter sur notre capot!), offre de beaux paysages, mais ils ne rivalisent pas avec la pointe. Quelques authentiques croix plantées par Vasco de Gamma à son premier passage sont en fait en parpaings, on soupçonne l'arnaque... Reste un joli spot de surf côté False Bay, où la vague visiblement plutôt puissante déroule avec pour arrière plan le cap.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Retour via la cote atlantique&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Mais le retour par la côte ouest de la péninsule, par Scarborough et Kommetjie, est des plus surprenants. Le coucher de soleil sur les belles anses dans lesquelles la grosse houle d'ouest vient mourir, cachant encore quelques baleines, restera dans les mémoires. Chapman's Peak drive, l'une des plus belles routes du monde selon les guides, reste fermée pour cause de travaux, on fait le détour pour rejoindre Hout Bay puis longer les Twelve Apostles, avant de se faire une soirée ciné restau, histoire de profiter de la voiture et des vacances de la fac jusqu'au bout...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape_town/photos/thumbnails.php?album=14&quot;&gt;Voir les photos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/05/28-au-bout-du-monde#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/05/28-au-bout-du-monde#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/28</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Dans les vignobles de Stellenbosch</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/04/27-stellenbosch</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3f4bda34d019346f00ae021c959df47b</guid>
    <pubDate>Sat, 04 Sep 2004 21:19:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Avec une champenoise d'origine, je n'allais quand même pas rater le vignoble qui concurrence aujourd'hui le champagne français! A quelques kilomètres de Cape Town, le vin est la grosse industrie de la région... Industrie mais aussi argument touristique: les sud-africains, qui n'ont aujourd'hui plus le droit d'appeler leur vin &quot;champagne&quot;, rivalisent-ils avec nos bulles?&lt;/p&gt;    &lt;h5&gt;Stellenbosch, ville universitaire et viticole...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Pour le vérifier, direction Stellenbosch, une vieille ville plutôt blanche et assez aisée (si l'on exclut ses townships bien sûr), très étudiante (on n'a pas pu le vérifier, et pour cause, on y est passé pendant les vacances). C'est le siège de l'university of Stellenbosch, avec qui Sciences Po a aussi un partenariat, mais qui a beaucoup moins bonne presse chez les étudiants français, fan de rugby mis à part: moins reconnue sur le plan international, elle est la première université afrikaans du pays, donc par le passé très peu ouverte au métissage (doux euphémisme), et encore aujourd'hui très peu représentative de la population nationale...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par contre, on doit souligner le bon flair des habitants, qui ont mis en place une route des vins, allant d'exploitation en exploitation autour de la ville... Une quarantaine d'adresses en tout, mieux vaut ne pas toutes les faire le même jour, ou en tous cas, pas en voiture! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; Après avoir choisi une ferme au hasard (ben oui, on ne connaît pas trop les crus et les noms de la région...), et avoir un peu tourné avant de la trouver, on pose donc le pied sur le domaine de &quot;JC Leroux&quot;...&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;h5&gt;Visite de l'usine de JC Leroux&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On n'est pas tombé chez le plus artisanal visiblement: grand parking pour autocars, accueil de groupes, la maison ne fait pas trop dans le détail... On entre dans le hall à la façade vitrée, dont le design n'est pas sans rappeler les boutiques du 7e arrondissement. On n'a pas réservé, on n'arrive pas à l'heure d'un départ de visite... Le jeune employé vérifie que sa chef ne le regarde pas et nous dit de le suivre, on aura une visite en petit comité! Tout commence par un passage dans un cinéma pour se faire explique l'histoire de Dom Pérignon, pour vous faire baver sur le luxe et le bon goût français. Une fois ou deux, le mot champagne s'échappe de la bouche de la voix off, message subliminal? Une fois la gamme de la maison déclinée, notre guide enchaîne sur la vidéo en nous disant que les images ne mentent pas, si on a les moyens de s'offrir leur haut de gamme, le caviar pour aller avec va de soi...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Passage dans l'usine: air conditionné, cuves en inox, machines d'embouteillage, tout est là, et non, il n'y a pas le droit de prendre de photos! Je n'ai jamais visité de vraie cave traditionnelle, mais d'après Sophie, on en est bien loin! Le guide nous explique que c'est mieux comme ça, il n'y a pas d'inondations ou de canicules, comme en France... Il ne sait pas encore d'où on vient. Une fois le tour de l'usine fait et la mémoire de JC Leroux honorée, on peut passer aux dégustations.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Dégustation de champagne euh de &quot;Méthode Cap Classique&quot;&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On commence par le bas de gamme, correct lorsqu'il ne cible pas les goûts sud-africains, il reste souvent trop sirupeux et sucré... Les premiers prix sont obtenus en injectant du gaz carbonique dans les bouteilles, ce n'est pas vraiment ça. Puis on passe aux choses sérieuses: la &quot;Méthode Cap Classique&quot;, qui est issue de la recette française traditionnelle, importée (comme la vigne) par les émigrés. Et là, on commence à se rapprocher très franchement du champagne: moi qui ne m'y connais pas, je ne ferais pas la différence, et Sophie, tombée dedans quand elle était petite ;-), avoue qu'il est bon. Le guide nous demande d'où on vient et, en rigolant, nous remercie tout de suite pour les coûts de marketing induits par l'interdiction de commercialiser leurs bouteilles avec une étiquette &quot;champagne&quot;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un petit tour dans la boutique et un coup d'œil sur les prix, on se dirige vers le &lt;em&gt;desiderius&lt;/em&gt;, le summum de la maison, pour faire goûter le &quot;Méthode Cap Classique&quot; à la famille de Sophie. Quand notre guide nous voit revenir avec, il change d'attitude, comme si on était d'un coup passé du stade de visiteur au stade de riche visiteur... Et non, pourtant, on aurait pas les moyens de se payer le caviar: la bouteille coûte moins de 20 euros. Et les goûteurs ont été agréablement surpris, pour dire à quel point le concurrent est sérieux...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Franschoek, le village des expatriés français&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Ce constat fait, on a repris la voiture pour visiter un peu la région avant de rentrer sur Cape Town. À quelques kilomètres de Stellenbosch se trouve Franschoek, un village qui comme son nom l'indique, a été fondé par des français, malgré l'interdiction de se regrouper par communautés nationales dans la colonie du Cap, alors sous la tutelle britannique. Dans ce village entre les montagnes, les chênes s'épanouissent et tous les noms de rue ou de maison sont en français... Et chaque année, le 14 juillet y est autant fêté qu'en métropole. Pour autant, il n'y a pas grand-chose à y faire, alors on continue notre route pour arriver dans l'ouest de l'Overberg.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Rencontre avec les babouins dans l'Overberg&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Les routes escaladent les montagnes puis les dévalent, les paysages sont bluffants, mais ce qui nous a arrêté, c'est une colonie de Chacma baboons qui s'était regroupée sur une aire de parking. Nullement effrayés par l'arrivée de la voiture, ils continuent leurs activités: observation du groupe impassible pour le plus gros, jeux pour les plus jeunes, recherche des poux du voisin pour les autres. Et au bout d'un moment, les plus jeunes se pourchassent jusque sur le capot de la voiture, puis restent là, à nous regarder sans bien nous voir visiblement, parce que notre premier geste les a tellement surpris qu'ils en ont été déséquilibrés!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ils bougent vite et c'est sûr qu'ils ne résisteraient pas à la tentation de la moindre porte ou vitre de voiture ouverte... Curieux et apparemment capable du pire une fois qu'ils sont à l'intérieur, voilà un cocktail détonnant! D'un coup, un tout petit surgit du dos de sa mère: encore peu poilu, maladroit quand il se promène un peu dans l'herbe, au moindre bruit suspect il saute au ventre de la femelle, pour qu'ils puissent déguerpir au plus vite. Je plains les gens qui se sont arrêté derrière nous avec leur enfants, ils ont du avoir le droit aux pleurs accompagnés du &quot;on veut le ramener à la maisoooooonnnnnnn!&quot; pour tout le retour!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On continue notre route dans ces paysages montagneux avant de retomber sur la route qui nous avait ramené à Cape Town la veille, par le Sir Lowry pass, encore au coucher du soleil. On ne traîne pas trop, les vacances nous ont bien crevé et le lendemain est réservé à la visite du Parc National du Cap...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape_town/photos/thumbnails.php?album=10&quot;&gt;Voir les photos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/04/27-stellenbosch#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/04/27-stellenbosch#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/27</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Hermanus, le paradis des baleines</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/03/29-hermanus-le-paradis-des-baleines</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9f8e48ff0c0a8158bf212f6acc42c76f</guid>
    <pubDate>Fri, 03 Sep 2004 22:19:56 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Un havre de paix pour les baleines, un &quot;must see&quot; pour les touristes... Comme exemple de stratégie gagnant-gagnant, difficile de faire mieux. Le petit port baleinier qui faisait vivre le village est aujourd'hui le lieu d'observation des cétacés, qui comme pour remercier les hommes d'avoir mis fin au carnage, passent à quelques mètres de la côte de cette ville touristique, 6 mois par an, pendant leur période de reproduction.&lt;/p&gt;    &lt;h5&gt;Un ptit déj nez a nez avec mon autre chez moi&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Après une nuit dans un dorm (dortoir) où l'on était que deux, réveil matinal pour aller faire du kayak dans la baie d'Hermanus... Petit déjeuner maison, les yeux encore pas très bien ouverts lorsqu'en avalant le café, je lève la tête vers le haut du mur. Sur un poster, je découvre une silhouette bien connue, celle du phare de St Mathieu, avec son abbaye et son sémaphore, sous un ciel de grain (pour ceux qui me connaissent moins, j'ai grandi à moins de 2km de cette pointe, l'un des bouts du Finistère). Le monde est petit! Pas le temps de demander comment ce poster est arrivé là, l'heure du rendez vous approche. Deux suissesses qui se sont aussi inscrites pour le kayak nous accompagnent, et quelques minutes plus tard, on a déjà fait connaissance avec le guide et enfilé les gilets.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;En kayak...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Il faut savoir que durant toute la période de reproduction, l'intégralité de la baie est interdite à toute embarcation flottante pour ne pas déranger les mammifères. Seul notre guide a un permis pour faire naviguer les touristes dans ces eaux que seules les baleines agitent en retombant lourdement après leurs sauts. D'ailleurs, ce n'est pas seulement pour la tranquillité des baleines que nous avons l'interdiction de s'approcher à moins de 100m d'elles et l'obligation de s'en écarter au plus vite si elles font surface dans ce périmètre: imaginez 70 tonnes de muscles et de chair s'abattant sur votre kayak après s'être extraites de l'eau pour quelques secondes... Compris, on va bien écouter le guide!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On part dans des kayaks doubles que je connais bien pour les avoir manipulé et testés pendant quelques étés au centre nautique, la mer est parfaitement lisse, il n'y a qu'une petite fin de houle pour nous rappeler qu'on n'est pas sur un lac. Pendant les premières minutes, rien à signaler, si ce n'est le soleil qui commence à taper... Puis à quelques mètres de nous, une otarie vient voir ce qu'il se passe. Elles sont en fait une vingtaine à ne jamais s'écarter d'un rocher de la baie: notre guide les a toujours vues à cette endroit précis, se dorant les nageoires et le ventre pendant toute la journée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après s'être approché d'elles pour faire quelques photos et admirer leur souplesse, on les laisse se reposer... On suit le guide dans un petit passage entre les rochers qui mène à une piscine naturelle, aux fonds superbes. Petite pause pour regarder les cormorans et pour prendre un peu de hauteur, pour trouver les baleines. A priori, pas de risque de ne pas en croiser, on en recense régulièrement 70 dans la baie en pleine saison! Pourtant, après une demie-heure, on commence à se demander... Après être ressortis de la piscine par une passe où la houle déferle tranquillement (c'est le passage sport de la balade!), on s'éloigne un peu de la côte.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Après les otaries, les baleines!&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Quelques minutes plus tard, on entend un grand souffle, puis on voit un museau noir sortir de l'eau. Elle n'est vraiment pas loin de la limite des 100 mètres, et à sa seconde apparition, on voit vite qu'elle vient vers nous... La tentation est grande de prétexter une crampe pour la laisser s'approcher encore! Mais bon, on s'éloigne vite fait, le guide ne joue pas avec le règlement, contrairement à bien d'autres qui n'ont pas de scrupules à aller au contact avec leurs bateaux à passager, tant qu'ils sont au large et ne voient pas de garde-côtes. Attention donc aux affiches qui vous promettent de vous faire toucher une baleine en bateau, c'est totalement illégal, et en réalité, la meilleure façon de s'en approcher consiste à rester sur la côte dans un bon endroit, si possible un peu en hauteur pour ne rien rater... Vous serez bien plus proche et vous êtes sûrs de ne pas les déranger!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir fait un petit tour vers le nouveau port d'Hermanus, on se redirige vers le vieux port en écoutant le guide raconter que c'est à partir de cette digue qu'a été pêché depuis la terre le plus gros requin au monde. En fait, la baie, fortement aromatisée par les viscères du produit de la pêche, a  grouillé de requins pendant une bonne partie du XXe siècle. Aujourd'hui, plus d'espèce qui soit susceptible d'attaquer l'homme, les grands blancs ont migré vers la baie suivante, qui est elle dotée d'un garde manger inépuisable, une île qui abrite plusieurs colonies d'otaries... Et pour le dessert, les squales peuvent se tourner vers les appâts lancés par les bateaux spécialisés dans le &quot;shark diving&quot;, activité souvent critiquée parce qu'elle a pour effet d'associer la nourriture à l'homme dans les habitudes des requins, ce qui n'est pas très rassurant! Pourtant, le business est fleurissant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retour à terre, il était temps pour Sophie, qui avait hâte d'arrêter d'être ballottée par cette petite houle! Quelques minutes après, alors que l'on profite du goûter offert, 2 ou 3 baleines passent à 15 mètres de la digue. Il n'est pas encore midi et la fin de la journée s'annonce bien!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un petit pique nique, balade sur le sentier côtier pour essayer de voir d'autres baleines... Certaines sont vraiment très proches des rochers, au point qu'il devient difficile de les distinguer! On aurait vraiment envie d'enfiler une combinaison et d'aller les voir en apnée, pour mieux les visualiser, pour mieux se rendre compte de leur taille, parce qu'on ne voit que rarement la queue et la tête en même temps!&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Se baigner avec les baleines...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Retour à la voiture, on va aller voir la lagune et le fond de la baie, en prenant les maillots au cas où la plage nous inspirerait! La lagune respire le calme, le paysage est impressionnant avec la montagne qui s'élève rapidement après cette étendue d'eau. La plage est immense, après un petit parcours en forêt pour rejoindre les dunes, on a du sable et de l'eau à perte de vue! Mais en plus, il y a aussi les baleines! Elles sont plusieurs à quelques dizaines de mètres du sable, dans les vagues, à longer tranquillement la plage... L'eau n'est pas si froide en plus! On se met en maillot, pour voir ça de plus près. Mais une fois l'eau arrivée aux cuisses, j'ai personnellement eu une pensée un peu tenace: et si un requin se promenait par là? On est quand même les seuls à être dans l'eau... Du coup, après avoir piqué la tête dans l'eau, on se dit qu'elle est quand même pas si chaude et qu'on verrait mieux les baleines à partir de la dune! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et c'est vrai, qu'on les voyait mieux! En plus, plus au large, certaines d'entre elles se sont mises à sauter, spectacle hallucinant... Comment font-elles? Et pourquoi? J'ai ma théorie sur le sujet: elles tentent d'assommer le plancton pour le déguster plus tranquillement, je ne vois pas d'autres explications! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; Après s'être séché au soleil, on découvre que la fin de l'après midi arrive déjà... On retourne à la voiture, pour faire un dernier passage par la pointe, avant de rentrer vers Cape Town parce qu'il reste encore de la route! Route que l'on fera sous un beau ciel de coucher de soleil, comme si la journée n'avait pas déjà été comblée en émotions! Retour à Observatory, mais il reste encore deux jours de vacances!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/03/29-hermanus-le-paradis-des-baleines#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/03/29-hermanus-le-paradis-des-baleines#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/29</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Une journée sur la Garden Route</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/02/30-garden-route-knysna-overberg</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e163d8947636e896b275dff64dd1621f</guid>
    <pubDate>Thu, 02 Sep 2004 22:27:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;La Garden Route est le circuit touristique qui s'est imposé pour tous les séjours organisés à partir de Cape Town... Tout y est, les activités entre forêt et mer, les boutiques de souvenirs, les beaux paysages, les &quot;game reserve&quot; (anciennes fermes transformées en parc zoologique), le train longe l'océan indien et les autoroutes sont bonnes. Ce n'est pas la partie coup de coeur du voyage, et ça tombe bien, on a pas le temps de trop traîner!&lt;/p&gt;    &lt;h5&gt;Balade du matin sur la plage, avec les baleines et des dauphins timides...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Réveil matinal au Albergo for Backpackers, on se demandait si on allait pas tester le kayak entre les dauphins et les baleines à Plettenberg... Finalement, vu le temps et constatant que l'activité n'a pas lieu ce matin, on laisse tomber. Du coup, on se dirige vers la plage que l'on a passée la veille en arrivant. A quelques kilomètres de  la station balnéaire, le paysage est un peu plus tranquille, les maisons, toutes aussi luxueuses, se cachent dans les arbres. Sans renoncer à une vue sur mer impressionnante!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La lumière du matin, avec un ciel limite orageux, sur une plage vide, dont on ne voit pas le bout... Il ne fait pas chaud, mais l'endroit a un petit truc sympa. Surtout quand on aperçoit un aileron passer dans l'écume. Sophie ne me croit pas, mais il y avait bien un dauphin ou deux à se promener à quelques mètres du bord. On a pas eu le droit au grand show, c'était plutôt des apparitions furtives... Après quelques pas dans le sable, on remonte vers la voiture pour aller voir un peu plus loin...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En arrivant sur une pointe, on aperçoit cette fois ci une nageoire un peu rectangulaire en train de prendre la température de l'air... Puis une deuxième. Il y a de la houle, mais les baleines restent étonnamment près de la côte. Par contre, elles ne semblent pas prêtes à dépasser les 0,5 km/h pour se rapprocher de la pointe! Tant pis pour la belle photo, on lève le camp pour continuer notre trajet vers Cape Town.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;En route pour Knysna, un centre touristique sans âme...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On roule sur une autoroute qui passe parfois pas loin de la côte, entre les montagnes et la mer... Knysna (prononcez Naïssna), une ville de la Garden Route réputée pour sa lagune remplie d'hippocampes et fermée par deux roches impressionnantes est la prochaine étape programmée. Pourtant, quand on y arrive, après la traversée de l'habituel bidonville périphérique coupé en deux par l'autoroute, l'atmosphère de ville proprette et ultra touristique n'est pas des plus séduisantes... Après un petit tour sur le port, on décide vite (trop vite pour que ce récit ait au moins une apparence d'objectivité) de passer notre chemin et de continuer vers l'ouest...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Passage par l'Overberg pour rejoindre Hermanus&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On a prévu de passer la nuit et le lendemain à Hermanus, la ville des baleines... La fameuse Garden route tire à sa fin, on arrive dans la région de l'Overberg, la &quot;terre au delà des montagnes&quot; en afrikaans. Ici, on retrouve des prairies d'un vert éclatant, au pied de la chaîne montagneuse. A la fin de l'après midi, les paysages  sont superbes, c'est rageant de devoir rouler. On aura pas eu le temps non plus d'aller à Cape Algulhas, le Cap des Aiguilles, trop au sud pour faire un détour et pas encensé par les guides touristiques, un peu trop désert... On se console avec un petit bout de piste entre les montagnes, au coucher du soleil. Puis on arrive à Hermanus, la nuit tombe, il est temps de retrouver le backpacker. Soirée pizza et dodo...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape_town/photos/thumbnails.php?album=7&quot;&gt;Voir les photos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/02/30-garden-route-knysna-overberg#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/02/30-garden-route-knysna-overberg#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/30</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>De Port Elizabeth à Plettenberg Bay, en passant par Jeffrey's Bay...</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/01/25-pe-j-bay-plett</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:151ef7940e6f77d539f5664607a66ec9</guid>
    <pubDate>Wed, 01 Sep 2004 16:19:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Après avoir récolté quelques conseils auprès de nos hôtes, puis avoir refait les vivres, on quitte Port Elizabeth...On prend la direction de Cape Town, pour voir les côtes de l'Océan indien et visiter la fameuse Garden Route. Première étape, la capitale africaine du surf, Jeffrey's Bay. Eh oui, j'ai surfé J-Bay&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/01/#pnote-25-1&quot; id=&quot;rev-pnote-25-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Longer l'océan Indien...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;A la sortie de Port Elizabeth, dont la baie est trop bétonnée a mon goût, on découvre des cotes sympathiques, il fait beau et il y a un peu de houle... Chaque &lt;em&gt;break&lt;/em&gt; que l'on aperçoit me fait penser que l'on va découvrir un Jeffrey's Bay dantesque, comme je l'ai toujours vu dans les films de surf. Ça fait du bien de voir la mer, je réalise que c'est le troisième océan que je vois, il ne reste que les océans antarctique et arctique a voir! Après un long détour vers un village nomme Sea Point qui n'a en fait aucun intérêt pour les touristes, on coupe dans les terres vers Jeffrey's Bay.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Une succession de lagunes&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;La côte est marquée par les lagunes formées par chaque rivière, ce qui donne des poches vertes dans un paysage encore assez sec. Ces espaces sont vraiment beaux, on se prendrait bien une demi journée pour en visiter une en kayak... Mais notre programme est bien fixe, on a plus le temps de le changer maintenant, une semaine c'est bien court pour tout faire...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les premiers regards sur Jeffrey's Bay se portent sur sa lagune, qui laisse apparaître une belle dune avant l'océan... On rentre dans cette Mecque du surf, découvrant que le paysage a bien change depuis le passage de l'équipe d'Endless Summer, film de surf incontournable tourne dans les années 60. C'est a ce moment que les &lt;em&gt;spots&lt;/em&gt; ont été découverts et nommes: Kitchen's window, le plus proche de la ville, Supertubes, aujourd'hui bordé par les villas, ou encore Bruce's Beauties, une vague qui ne se forme que deux ou trois jours par an, dont l'emplacement n'est pas partagé avec le touriste de base. Tous les noms d'hôtels contiennent le mot surf, et les grandes firmes du monde du surf, Billabong, Quicksilver ou encore Rip Curl y ont installe des «magasins d'usine» (les usines sont en Asie...). Le surf à Jeffrey's Bay, c'est plus qu'un sport, plus qu'un style de vie, c'est un business!&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Surf à Jeffrey's Bay!&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On allait pas rater l'occasion... Moi qui m'y étais essayé sans succès il y a quelques années, je voulais retenter et Sophie n'était pas trop contre, on a donc pris un petit cours... Deux heures dans le shorebreak de la grande plage, pas idéal mais le moniteur était pas mauvais pour la théorie et l'apprentissage des mouvements...  Je n'ai pas arrêté de penser à ma formation de moniteur de voile, c'est vraiment très très intéressant d'être le stagiaire débutant!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sophie a vite fait les frais du manque de profondeur de l'eau, le poignet foulé en ramant... Elle fera le reste de la leçon dans l'eau avec le mono qui se plaint de la température de l'eau, qui doit être de 20 degrés. Pendant qu'il lui racontait ses exploits de surfeur, moi je tentais et retentais de me lever. Vers la fin, j'ai réussi a tenir debout quelques fractions de secondes avant d'arriver sur le sable... Ouf, je pourrai dire à Manu que j'ai fait du surf! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Pique nique devant Supertubes, avant de quitter la capitale du surf&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Bien crevés par ces deux heures dans l'eau et affames, on se dirige vite vers Supertubes, le spot ou les meilleurs peuvent faire plus de 500 mètres sur une vague... Seulement, des vagues, il n'y en a pas, ou vraiment très peu. Quelques personnes se mettent a l'eau et on comprend bien pourquoi ce spot est réservé aux excellents surfeurs: mise a l'eau a partir des cailloux, vague très très rapide et surf dans 30 a 40 cm d'eau au dessus des cailloux! Il arrive que les dauphins se joignent aux surfeurs, mais tant pis pour la photo, ce ne sera pas pour aujourd'hui...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;La végétation se densifie, on choisit la route des éléphants&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On repart, en dehors du surf, la ville n'a pas grand chose a offrir et on doit rejoindre le bled suivant avant la nuit... Au fur et a mesure sur la route, les arbre grandissent et deviennent plus nombreux, la Garden Route est mal nommée... On longe une chaîne montagneuse, les paysages sont sympas et ça fait du bien de retrouver un peu d'humidité après le Karoo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivant au péage pour l'autoroute vers Cape Town, dans la foret de Tsitsikamma, on bifurque par la route des éléphants, une petite route taillée dans les flancs des montagnes... Les paysages sont superbes, mais prévoyez du temps, les pentes sont raides et les virages serres, les quelques kilomètres a vol d'oiseau nous ont bien pris une heure... On est dans une foret très dense, parfois on ne voit pas le ciel avec toutes les lianes. On rejoint Plettenberg Bay, une petite station sympa sur la Garden Route: une lagune, une plage très très longue et une petite ville en hauteur. On loge chez Albergo Backpackers, bien crevés, on ne tiendra pas très longtemps autour du braii&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/01/#pnote-25-2&quot; id=&quot;rev-pnote-25-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Bonne nuit...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape_town/photos/thumbnails.php?album=15&quot;&gt;Voir les photos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/01/#rev-pnote-25-1&quot; id=&quot;pnote-25-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Je vous l'accorde, ceci n'était qu'une misérable tentative de d'attirer le lecteur dans ce récit, et accessoirement de rendre fous tous ceux qui savent surfer &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/01/#rev-pnote-25-2&quot; id=&quot;pnote-25-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] LE nom du barbecue en Afrique du Sud&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/01/25-pe-j-bay-plett#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/09/01/25-pe-j-bay-plett#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/25</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Addo Elephant National Park</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/31/24-addo-elephant-national-park</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7bc44d323e2079d03bf5156926c557d0</guid>
    <pubDate>Tue, 31 Aug 2004 21:47:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Si vous passez par l'Eastern Cape et que vous voulez être sur de voir des éléphants (sauvages, sinon ce  n'est pas du jeu, le cirque sur la place du village devrait vous suffire dans ce cas), ne ratez pas l'Addo park! Sur une superficie supérieure a celle de Paris, plus de 350 éléphants vivent en paix, et l'équilibre atteint par l'écosysteme du parc a permis de réintroduire des lions, qui vivaient dans cette région autrefois...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.julien-carnot.net/photos/thumbnails.php?album=11&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;!La route de Port Elisabeth
Après s'être perdus pendant un bon moment, on retrouve enfin nos pas de la veille pour rejoindre Addo, a quelques dizaines de kilomètres dans les terres. La route de Port Elizabeth a Addo n'est pas des meilleures, on passe entre les townships avant de retrouver la campagne, le tout sur une route ou les nombreux nids de poules vous donnent l'impression que vous n'arriverez pas a destination avec les quatre roues en place.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Dans le parc, interdiction de sortir de la voiture!&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Une fois dans le parc, on découvre dans les brochures qu'il a été crée en 1931 après qu'un malade de la gâchette ait décimé la population de pachydermes (11 survivants), la population se plaignant des dégâts causes dans les cultures. La zone a donc été clôturée grâce a des câbles d'ascenseurs et des traverses de chemin de fer utilisées comme poteaux! Surprise, comme je le disais plus haut, des lions ont été réintroduits, ce qui veut dire que les visiteurs ne peuvent sortir de leurs voitures qu'a des endroits bien déterminés et protégés, au cas ou...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout cela se présente très bien, il ne fait pas encore très beau, mais le temps devrait se lever... Après deux minutes de voiture, on rencontre déjà les premières bêtes, ce sont les Hartebeest, une autre espèce d'antilope, qui ouvrent la danse. Tout est bien paisible, même si nous ne sommes pas les seuls a suivre le même itinéraire.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Des phacochères et des zèbres, mais pas d'éléphants?!&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Première pause au bord d'un point d'eau, ou des autruches et des jeunes phacochères se désaltèrent... Le paysage est vraiment sympa, tout n'est pas aussi sec et ras que dans le Karoo mais l'impression d'espace et de tranquillité reste la même. On reprend notre chemin, mais au bout d'un certain temps, on ne s'arrête presque plus pour tout ce qui ressemble a une antilope, il y en a trop! Le top 3 des bêtes a voir reste l'éléphant, le black rhino et le Cape buffalo... Pour le moment, les groupes de phacochères captivent notre attention, avec quelques beaux combats de mâles. Un peu plus tard, on découvre un troupeau de zèbres dans une prairie, un spectacle vraiment sympa. On ne regrette pas de ne pas avoir pousse notre voyage dans le Karoo jusqu'au Mountain Zebra Park...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Encore sous le choc de cette rencontre (je ne vois pas d'autres explications &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; ), on s'est bien plante de chemin: à un embranchement, on a choisi la route la moins bonne, qui s'est empirée au fur et a mesure qu'on avançait... Les gardes doivent l'emprunter avec leur Land Rover, mais la Fiat Uno a du mal... A un moment, les bosses et les creux étaient si marques que je me suis demande si ça passerait! Et si ça passait pas? Comment on fait sans sortir de la voiture? Ça passera... Après un gros détour, on retrouve la route, dernier obstacle, descendre une marche de 30cm pour retrouver le niveau de la chaussée... La Uno s'est bien débrouillée!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir apprécié le panorama sur un point haut du parc, découvert les &lt;em&gt;Dungle bees&lt;/em&gt; (autre spécificité du parc) qui ont traverse la route devant nous, l'heure du pique nique dans une zone sécurisée (lire entourée par des clôtures électrifiées de 3m de haut) du parc est venue. Mais alors que l'on s'approche de cet endroit, quelques silhouettes suspectes et un attroupement de voiture nous font oublier notre faim!&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Il y en a partout!&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Autour d'un point d'eau, c'est un troupeau d'éléphants au complet qui se désaltère, a une trentaine de mètres de la route. Nous qui nous demandions quand on finirait par les voir, on a été servi! Quelques jeunes passent leur temps a se faire des batailles de défenses, pendant que les plus vieux boivent tranquillement... Quelques dizaines de minutes plus tard, un deuxième groupe encore plus imposant sort du bush pour retrouver les premiers! Parmi eux, un bébé éléphant, qui doit faire la taille d'un grand chien, essaie de se frayer un chemin entre les pattes des adultes... On croit halluciner!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pendant une bonne heure, on reste scotches devant ces animaux... Pour certains d'entre eux, c'est l'heure du bain de boue, une mare un peu plus grande a proximité de l'endroit ou les autres se désaltèrent est l'endroit tout trouve. Le plus petit semble chercher les limites que lui fixent les adultes: de temps en temps, il  essaie de s'éloigner un peu du groupe, qui se rapproche instantanément de lui. Et quand il pousse le jeu un peu plus loin, il se prend une correction impressionnante: un coup de trompe dans le flanc qui le met a terre. Visiblement pas content, il grogne en se relevant mais restera plus proche des adultes...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis au bout d'un certain temps, certains s'éloignent, puis les autres suivent... En fait ça tombe bien, les cartes mémoires des appareils photos sont aussi pleines que nos estomacs sont vides... On repart vers l'aire de pique nique, en croisant un éléphant qui se farcit un arbuste a 5 mètres de la route. Après avoir trouve comment ouvrir la clôture sans se prendre une décharge électrique, on a l'occasion de voir un crâne d'éléphant, impressionnant...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Le face-à-face avec un géant&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On repart ensuite sur les routes du parc, a la recherche des rhinos, histoire de compléter le tableau de chasse aux images... On voit des éléphants partout! A un endroit ou il y en a un de chaque cote de la route, en train de manger, on décide de s'arrêter et de couper le moteur pour les observer. l'un est cache dans un arbuste, l'autre est a découvert...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au bout d'un moment, celui qui était cache sort la tête et entreprends de rejoindre l'autre, ce qui veut dire qu'il doit passer a moins de 2 mètres de la voiture... Hésitant, il marche sur la route, mais il lui faut se rapprocher de nous pour passer... Silence radio. Je suis assis sur le rebord de la vitre ouverte, je ne rate aucun de ses mouvements. Finalement, après avoir pose une patte un peu plus près de la voiture puis l'avoir timidement retire, l'éléphant se décide et passe très près de la voiture, dont il fait deux fois la hauteur et probablement 5 ou 6 fois le poids... Whaou!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après ces émotions, on refait un petit tour dans le parc, histoire de revoir les zèbres et antilopes... On ne verra pas de rhino, mais on est très loin d'être déçus! Le ciel s'est levé, le soleil décline lentement.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Retour vers Port Elizabeth, des images plein la tête et les appareils photos!&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Sortie du parc 10 minutes avant sa fermeture aux visiteurs a la journée (si vous avez le budget, vous pouvez louer un chalet dans le parc et prendre l'apéro a votre terrasse en regardant les éléphants passer), retour vers le Wet Hippo Backpackers a Port Elizabeth, par l'autoroute cette fois... Quelle journée...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape_town/photos/thumbnails.php?album=11&quot;&gt;Voir les photos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/31/24-addo-elephant-national-park#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/31/24-addo-elephant-national-park#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/22</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Graaff Reinet, une oasis dans le Karoo</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/30/23-graaff-reinet</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c52b066952ee51adccf369a06ed4e23c</guid>
    <pubDate>Mon, 30 Aug 2004 22:39:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Les dépliants touristiques ne tarissent pas de superlatifs sur cette petite ville au nom encore plus dur à orthographier qu'a prononcer... Malgré notre arrivée tardive et la longue recherche du seul backpackers de la ville (Le Jardin), on a découvert un beau petit coin...&lt;/p&gt;    &lt;h5&gt;Une ville entourée par les montagnes&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Après avoir déposé nos affaires chez la sympathique grand mère qui tient &quot;Le Jardin backpacking&quot; et quelques courses pour les piques niques suivants, on fait un petit tour de la ville &lt;em&gt;by night&lt;/em&gt;... A 11h du soir, il doit encore faire 27 degrés, la balade est agréable sous la pleine lune. La maison est bien équipée pour le climat du Karoo, 3 mètres de hauteur sous plafond, des bons volets a toutes les fenêtres... En été, la température peut atteindre 46 degrés et pas besoin de clim!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne nuit et un bon petit dèj avec les &quot;rusks&quot; (biscuits très très durs) faits maisons, promenade dans la ville. On redécouvre alors les montagnes qui encerclent la ville, mais aussi l'architecture hollandaise typique de la région... On se décide pour une petite visite du musée local, avec au menu des fossiles et des outils préhistoriques (spécialité de la région oblige), un collection de vêtements anciens, une exposition sur Robert Sobukwe, enfant du pays devenu leader du Pan African Congress, mais surtout une collection de photos anciennes du coin... Ce musée n'est pas incontournable, mais une visite rapide peut être sympa.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On approche de midi, le soleil commence a chauffer. Retour au backpacker pour glaner quelques conseils, et finalement se décider a tout remettre dans la voiture pour visiter l'intrigante Valley of Desolation et la réserve animalière de Graaff Reinet sans repasser par la ville.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;&lt;em&gt;Valley of desolation&lt;/em&gt;&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Ne vous attendez pas a un remake de la célèbre Death Valley californienne... En fait selon les cartes, cette vallée se trouve a différents endroits, c'est plus le nom de la région que celui du mini-parc du même nom, qui contient des montagnes plutôt verdoyantes. Une fois sur les sommets, la vue sur la ville est vraiment impressionnante... Mais, en dehors de cela, il n'y a pas beaucoup d'animaux, a part quelques petits singes...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;&lt;em&gt;Game reserve&lt;/em&gt;: rouler parmi les singes et les antilopes&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;De l'autre cote de la route principale, dans une plaine plus aride, se trouve la réserve animalière, dont la visite est elle-aussi gratuite. Petite contrainte, il faut rester dans la voiture, mais vu les distances a parcourir, la visite a pied prendrait une bonne journée. En arrivant, on retrouve les Springbok, les Bontebok, les Kudu, les autruches, mais aussi des Vervet Monkeys, petits singes sympas, sans oublier les Suricates (plus connus sous le nom de Timon dans le Roi Lion), qui sont vraiment trop timides.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Direction Port Elisabeth, au revoir le Karoo...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Après avoir fait le tour de cette réserve, il faut continuer sur notre route pour rejoindre l'océan indien et quitter le Karoo... Au programme, dormir a Port Elisabeth, puis refaire un petit bout de route sur nos pas le lendemain pour aller visiter le fameux Addo Elephant National Park... La encore les distances semblent énormes par rapport a celles indiquées sur la carte... On arrive de nuit a Port Elisabeth, on voit a peine la baie en passant. Après quelques errements, on trouve le Wet Hippo Backpacker, un endroit bien sympa même si nous sommes les deux seuls clients...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape_town/photos/thumbnails.php?album=12&quot;&gt;Voir les photos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/30/23-graaff-reinet#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/30/23-graaff-reinet#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/21</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Une promenade dans le Karoo National Park</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/29/22-karoo-national-park</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:07692d0d794eccb6a166310839bfebe6</guid>
    <pubDate>Sun, 29 Aug 2004 15:35:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Deuxième jour en vadrouille... Réveil, douche rapide et fraîche à Grandma's Place, c'est reparti dans la Uno, direction le &lt;a href=&quot;http://www.sanparks.org/parks/karoo/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Karoo National Park&lt;/a&gt;, à quelques minutes de Beaufort West.&lt;/p&gt;    &lt;h5&gt;Un échantillon des fossiles des habitants précédents&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Une fois entrés dans le parc, on se dirige vers l'accueil en regardant les autruches se rouler par terre dans le soleil levant... Il va faire chaud aujourd'hui. Plan du parc devant les yeux, on se décide pour commencer par un petit tour dans un espèce de musée à ciel ouvert: un chemin avec de temps en temps une boite en verre contenant un crâne de dinosaure fossilisé, ou alors un morceau de bois vieux de plusieurs millions d'années, conservé grâce à sa silification... Impressionnant mais très mal mis en valeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On continue donc notre chemin vers un sentier de randonnée, après avoir change le pantalon pour un short et récupère les bouteilles d'eau, parce que la température monte.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Le Fonteintjieskloof Trail, une immersion dans la nature...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;C'est parti pour une petite promenade (on n’est pas entraîné pour les 11 km du circuit) sur ce sentier sympathique... Le silence est presque absolu, pas de vent, une végétation variée, tout cela s'annonce bien. On est entouré par des montagnes, et l'on prend la direction d'un canyon que Lucky Luke n'aurait pas renié. De temps en temps, le sentier nous fait traverser le lit d'un ancien cours d'eau, désespérément sec.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après trois quarts d'heure de marche tranquille, on arrive à proximité d'un point humide, et un Kudu (grande antilope) qui se désaltérait là, visiblement affolé par la rencontre, se cache dans la végétation... Le parc est bien peuplé, entre les Qwagga (sous espèce de zèbre disparue au milieu du XIXe siècle et aujourd'hui recrée par croisements), les fameux Rock Dassies, les renards, les babouins et singes (que l'on a pas vu), une variété d'antilopes, mais aussi, des rhinocéros noirs... On peut donc à tout moment se retrouver nez à corne avec une de ces bêtes presque aveugles (certains ont été observés chargeant un wagon de train ou encore une carcasse d'éléphant), imposantes et rapides (50km/h)... Ce ne sera pas pour cette fois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On continue notre chemin, arrivant à un moulin rouillé qui ne pompe plus d'eau depuis bien longtemps... On est au fond du canyon, le silence donne vraiment l'impression d'être seuls au monde... Une pause sur ce qui devait être une superbe cascade, encore un petit bout de chemin vers des roches rouges dressées vers le ciel. Plus de deux heures que l'on marche, il est 11h, on décide de retourner vers la voiture pour pouvoir découvrir le reste du parc.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Rencontres...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Sur le chemin du retour, la zone semblait bien moins déserte... On est retombés sur deux Kudu, qui n'ont visiblement pas une ouïe extrêmement développée, puisqu'on les a encore surpris. Timides, ils s'éloignent doucement. On continue donc sur notre chemin très rocailleux. Et quelques dizaines de mètres plus loin, une tortue avance tant bien que mal dans la même direction! On reste la regarder une bonne dizaine de minutes: elle n'usurpe pas sa réputation de lenteur, faisant tranquillement quelques centimètres avant de s'arrêter pour manger un peu de verdure, préférant sortir son long cou pour l'atteindre plutôt que d'avancer...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On continue sur le sentier, traversant et retraversant l'ex-rivière, avant de se retrouver nez a nez avec un bon groupe de Springboks, petites antilopes impressionnantes, capables de faire des sauts de 10 mètres de long sur 3 mètres de haut. On aura le droit qu'a un beau saut a 2m, dans la panique... Ce n'est pas un zoo, les bêtes sont vraiment sauvages... On continue notre chemin, mais cette fois ci la rencontre est moins sympathique: un petit serpent, qui lui aussi est si timide qu'on aura pas le temps de déterminer a laquelle des 41 espèces représentées dans le parc il appartient. Retour a la voiture, on est bien content d'avoir trouve un point d'ombre pour la garer, il doit faire plus de trente degrés...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Pique-nique dans le Klipspringer Pass&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On continue la visite du parc avec la voiture, vers le Klipspringer Pass, une route impressionnante construite sur les flancs d'un canyon... Ça grimpe dur et la Uno est un peu a la peine, mais la vue est superbe... Pause pique-nique au dessus du canyon, puis on continue sur la route qui ne mène a rien... Milieu de l'après midi deja, on quitte le parc pour reprendre notre route dans le Karoo...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Direction Graaff Reinet, des lignes droites de 20km...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On doit passer la nuit a Graaff Reinet, la petite ville suivante, à 200km de là. On croirait rouler sur une autre planète: le paysage est plat, aride, avec quelques buissons clairsemés et parfois quelques moutons. Mais le plus impressionnant, c'est la route. J'ai vérifié au compteur, il y a des tronçons de plus de 20 kilomètres qui sont parfaitement rectilignes. Même pas besoin de volant! Puis tout d'un coup, virage au nord, a 90 degrés: la route relie deux villes dans un désert, mais on fait quand même un grand détour! Vraiment étonnante, cette région! Enfin, on arrive a Graaff Reinet...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://julien-carnot.net/cape_town/photos/thumbnails.php?album=8&quot;&gt;Voir les photos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/29/22-karoo-national-park#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/29/22-karoo-national-park#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/20</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>En route pour le Karoo</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/28/21-en-route-pour-le-karoo</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:371e18d3c0f3728cace79f39b29bfd96</guid>
    <pubDate>Sat, 28 Aug 2004 22:29:59 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Une bonne semaine devant nous, une voiture de location, et c'est parti pour un voyage de Cape Town à Cape Town, en partant vers le nord-est et l'intérieur du pays avant de revenir en longeant la cote, par la célèbre Garden Route...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Réveil a 8h ce samedi matin, pour aller chercher la voiture de location pendant que Sophie boucle les sacs... Petit tuyau pour ceux qui comptent venir faire un tour en Afrique du Sud, le loueur de voiture &lt;a href=&quot;http://www.aroundaboutcars.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Around about cars&lt;/a&gt; est le moins cher que l'on puisse trouver pour des voitures récentes, et le service est sympa. Une fois le contrat rempli, je retourne vers Observatory au volant d'une Fiat Uno bordeaux... On charge tout dans le coffre, en route!&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;La N1 a travers les vignobles et les montagnes&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Départ sur la N1, la route qui relie Cape Town à Johannesburg, les deux capitales du pays... Quand on sort de la plaine sableuse de Cape Town et sa banlieue, on arrive rapidement dans les vignobles et les collines plus vertes. Sur le bord de la route, les grands arbres abritent parfois des babouins... Le dépaysement commence! Passage d'un long tunnel  à  travers une montagne, puis une heure de route dans le petit Karoo, région montagneuse d'abord puis de plus en plus aride.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Le désert...&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On roule dans des paysages sympas, la terre est souvent ocre voire rouge, pas grand monde dans les alentours, même si il y a de temps en temps une cabane au milieu de nulle part... Le relief s'aplatit progressivement, les espaces s'agrandissent... Voila une nouvelle facette du pays! On se dit que les Boers, colons hollandais, se lançant dans le &quot;Grand Trek&quot; dans les années 1830 ont du avoir bien du plaisir à traverser la région en charrette...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Une ville tous les 70km&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Les guides et cartes routières sont alarmantes: pas question de rouler sur la réserve dans cette région, il faut toujours avoir au moins une moitie de réservoir et ne jamais laisser passer une occasion de faire le plein quand le besoin s'en fait ressentir... En effet, la route est longue entre les petites villes du Karoo, et les stations essences y sont logiquement regroupées! Au milieu de ces espaces, de ce vide économique (si l'on excepte les élevages d'autruches), les gros villages donnent un sentiment bizarre. Un petit goût de Far West, avec la grande route qui coupe l'agglomération en deux et des habitants moins habitués aux touristes qu'à Cape Town.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;La nuit à Beaufort West&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;On se trouve un petit hôtel, &lt;em&gt;Grandma's Place&lt;/em&gt;, un peu kitsch mais sympathique. Je ne résiste pas au plaisir de me lancer dans la lecture du Nouveau Testament (fourni d'office) en afrikaans! Plus sérieusement, après un bon steak au centre ville, on ne traîne pas, la journée de voiture nous a fatigués et il faut se reposer pour la visite du Karoo National Park le lendemain...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/28/21-en-route-pour-le-karoo#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/28/21-en-route-pour-le-karoo#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/24</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Un dimanche à Table!</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/23/17-table</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e4f5b51580e7e13c113365378a015581</guid>
    <pubDate>Mon, 23 Aug 2004 16:05:39 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sophie</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Dimanche matin, après avoir exploré nos guides touristiques, on décide de s'attaquer enfin à Table Mountain, pour voir le fameux décor des cartes postales de plus près...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dimanche, en fin de matinée, on prend un minibus pour le centre ville. Armés de nos chaussures de randonnées et de notre pique nique, on s'est enfin décidé pour aller à Table! Rassurez-vous, je n'ai pas escaladé les 1000 m à pied, on a prévu de prendre le &quot;cable car&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au pied de la montagne, déception, les nuages arrivent au sommet de Table Mountain... On espère pourtant que ça ne durera pas, on est parti! On remonte la rue la plus pentue que je n'ai jamais vue, on se croirait à San Francisco! Ça fait mal aux cuisses et aux mollets, sous le soleil on a vraiment chaud pour remonter vers le téléphérique (les autres touristes le font en voiture).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette rue me semble interminable, ça monte de plus en plus! Mais Julien me rassure, bientôt nous serons dans la réserve et les sentiers devront logiquement être plus agréables!! Après quelques petites pauses, nous arrivons enfin dans le parc de Table Mountain, si le dénivelé fait toujours aussi mal aux jambes, le paysage récompense nos efforts dominicains! On peut en effet admirer Cape Town, l'océan et les montagnes qui entourent Table Mountain. C'est assez de grandiose de voir une ville en miniature, nichée au pied des massifs...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après notre pause pique-nique contemplative, on reprend notre chemin et on arrive bientôt à l'entrée du téléphérique. Les nuages tournent autour du sommet, mais après tant d'efforts, on ne va pas en rester là! On monte donc dans un téléphérique dernier cri qui nous emmène dans les nuages! L'ascension est très agréable, malgré les touristes piaffants, nous sommes dans un &amp;#339;uf rotatif, on peut ainsi admirer tout le paysage avant de s'enfoncer dans une brume épaisse. Julien commence à avoir les jambes qui flagellent, et oui il a le vertige!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En haut, on a l'impression étrange d'avoir quitté la terre pour une autre planète... Une planète où tout est bouché, on ne voit pas à 10 m! Ce qui inquiète Julien, c'est qu'on ne voit pas le gouffre, on le devine quand on est assis au bord! On est dans un nuage, c'est assez humide, bientôt des gouttelettes se forment sur nos cheveux. On se promène comme ça, au hasard des sentiers, sans savoir où l'on est, ni où l'on va, la carte ne nous est pas d'un grand secours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin une éclaircie de courte durée, on a juste le temps d'apercevoir le Waterfront en bas... Julien pensait que l'on était parti dans le sens opposé! Moi, si je n'ai pas peur du vide, j'ai vraiment peur que l'on se perde dans ce nuage et que l'on ne retrouve plus le téléphérique! C'est marrant 5 min de marcher à l'aveuglette, mais au bout d'une demi-heure, au sommet d'une montagne, ça me fait moins rire! On n'entend plus personne, c'est une ambiance assez étrange! On décide de faire demi-tour et finalement on retrouve notre chemin assez facilement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux abords du téléphérique, nous faisons une nouvelle rencontre, celle de cousins de la marmotte, très habitués aux touristes et qui ne craignent pas de s'approcher de Julien pour observer son appareil photo! Il y en a des dizaines sur les parois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les rayons du soleil semblent alors se frayer un chemin à travers l'épais nuage, pendant quelques minutes, on va pouvoir apercevoir la côte (cf. photos). Ça nous donne une idée du spectacle magnifique que ce doit être quand il fait beau!! Julien prévoit déjà d'y retourner, à pied la prochaine fois! Mais bientôt le nuage reprend le dessus, on ne voit plus rien et il commence à faire froid dans ce coton! On se résigne à redescendre... Bientôt on sort du nuage et on peut à nouveau contempler Cape Town du ciel!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La descente vers le centre ville, si elle nous permet d'admirer le soleil qui se couche sur la ville, entre les monts, nous fait autant voire plus mal aux jambes que la montée. C'est plutôt désagréable, on doit faire un véritable effort pour ne pas plonger en avant! Arrivés en bas, on ne peut plus marcher, on prend un minibus qui nous ramène à Observatory... Aujourd'hui, lundi, j'ai pas mal de courbatures!!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/23/17-table#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/23/17-table#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/18</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Simon's town, les pingouins et les baleines...</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/21/16-simonstown</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5d66052f47e1d917b43bc44093aa9308</guid>
    <pubDate>Sat, 21 Aug 2004 21:59:50 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sophie</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Samedi matin, nous avons pris le train en direction de Simon's Town pour visiter les abords de la réserve de la péninsule... Une balade à ne rater sous aucun prétexte si vous êtes de passage ici!&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il est difficile de visiter la région sans voiture, nous décidons donc de profiter de l'unique ligne de train qui nous paraît intéressante et de descendre jusque Simon's Town pour la journée. Nous allons donc à la gare d'Observatory prendre les billets et c'est parti!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À bord d'une sorte de train corail, on traverse plusieurs quartiers de Cape Town et au bout d'une demi-heure, la mer! False Bay s'ouvre devant nous, le train longe la côte, j'ai l'impression de voyager sur l'eau. Pendant l'arrêt à Muizenberg, on se dit qu'on reviendrait bien là prendre un petit cours de surf. Notre train chemine toujours le long de la côte est de la péninsule, la vue de la baie est vraiment magnifique! Et puis, Simon's Town, terminus! Tout le monde descend ...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On arrive dans un charmant village, apparemment très touristique, avec ses boutiques, ses pontons et son port militaire. Le soleil, cette fois, est avec nous ... On va passer une bonne journée! Premier arrêt devant le panneau d'orientation, on décide de descendre jusqu'à Boulders (le nom vient des nombreux blocs de granit) où se trouve une réserve de pingouins. On longe les plages pour admirer le paysage qui s'offre à nous, au loin on peut voir la côte montagneuse...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivés à la réserve de Boulders, on se mêle à un groupe de touristes asiatiques pas vraiment discrets et on découvre alors des centaines de pingouins africains, très mignons et assez curieux. On marche jusque la mer sur des pontons de bois surélevés pour ne pas les déranger. Ici, c'est une plage privée idyllique, réservée aux pingouins! On fait la connaissance de petites bêtes charmantes, un peu rabelaisiennes sur les bords (et oui, un pingouin ça crache, ça pète et ça chie tout le temps), les jeunes avec leur pelage en fourrure sont vraiment marrants!
Avez-vous déjà slalomé entre des pingouins? Eh bien nous oui, car à la sortie de la réserve, sur les sentiers du bord de mer, ils sont partout! Des panneaux invitent même les automobilistes à regarder sous leurs roues avant de démarrer ...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après cette balade, on fait une petit pause pour manger au Penguin's Hotel, en terrasse avec vue sur la baie! On ne se refuse rien &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; En attendant mes moule géantes et le poulet de Julien, on scrute l'horizon ... Je ne m'attends pas à voir grand-chose, malgré le panneau Whale Watching...
Et puis Julien aperçoit un souffle au fond de la baie, quelque chose qui expire bruyamment s'approche doucement! Je n'en crois pas mes yeux, c'est bien une baleine du coin, une Southern Right Whale!!! Je crois que j'ai vécu le repas le plus extraordinaire de ma vie, au soleil, à regarder passer une baleine en mangeant des moules délicieuses et disproportionnées!!! C'est plutôt agréable!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À peine notre repas terminé, on se lance à la poursuite de notre baleine, qui heureusement n'avance pas très vite! Mais elle plonge parfois et nous la perdons de vue... On longe donc la côte (en faisant attention aux pingouins) et on la rattrape enfin! Ou plutôt, on les rattrape enfin, car ce n'est pas une, mais deux baleines qui sont à 100 m du rivage!! Malheureusement les photos ne rendent pas la magie de ce spectacle, imaginez une baie magnifique, sous le soleil déclinant de l'après-midi et deux des plus grands mammifères longeant paisiblement la côte, expirant à intervalles réguliers, nous faisant parfois signe de la nageoire...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À la poursuite de nos baleines, nous n'avons pas bien fait attention, mais on s'est pas mal éloigné de la gare. Il nous faut donc faire demi-tour pour ne pas rater le dernier train de 18 h. On admire à nouveau False Bay qui rend nos deux heures de marche plutôt agréables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On prend le train pour Observatory, il n'y a plus de soleil pour éclairer la baie, je sommeille un peu pendant l'heure de trajet pour Cape Town. Arrivés à la maison, on peut annoncer fièrement aux colocs que l'on a certes vu des pingouins, mais aussi deux baleines !!!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/21/16-simonstown#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/21/16-simonstown#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/17</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Un week end dans le nord de Western Cape</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/12/14-wewestern</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a7a32358f5adc32fdd40520ce115076f</guid>
    <pubDate>Thu, 12 Aug 2004 09:45:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sophie</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le lundi 9 août étant férié en l'honneur du Women's Day, nous avons profité de ce long week-end pour partir à la découverte du nord de la province de Western Cape ...&lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;En route pour  le massif montagneux de Cederberg!&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Samedi matin, après avoir tout juste bouclé notre itinéraire, première halte chez le loueur de voiture! Julien prend son premier virage à gauche, ça fait assez bizarre de devoir tout faire à l'envers (point de vue quelque peu subjectif, je l'avoue). Nous voilà partis à l'aventure!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La traversée de Cape Town se fait sans difficultés, les automatismes de la conduite à droite se font pourtant sentir...ça fait du bien de sortir de la ville, de dépasser les bidons villes et de découvrir d'immenses collines verdoyantes. Direction la Great Winterhoek Wilderness Area, on imagine trouver un parc au pied de Porterville, bien qu'aucun guide touristique n'en fasse mention (on est des aventuriers ou on ne l'est pas!).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On remonte donc la N7 vers le nord du pays, une route rectiligne, toujours tout droit, c'est parfois un peu monotone. Mais tout autour de nous se dessinent de superbes collines et vallées, un paysage grandiose... L'Afrique du Sud est bien un pays de géant!!! Malmesbury, Mooresburg, Piketberg...enfin Porterville! Et rien! La ville est nichée derrière la montagne, et la réserve se trouve tout en haut, bref, impossible de s'y rendre!! On a quand même découvert une petite ville sympa, mais déserte...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On reprend notre route, direction Cederberg, montagne qui culmine à 2027m, on a prévu de passer la nuit à Citrusdal (suivant les conseils de Lonely Planet). On prend de l'altitude et on découvre des panoramas magnifiques... malheureusement le soleil n'est pas de la partie. Après avoir réservé au Cederberg Lodge de Citrusdal (ayant entendu 70 rands par personne, on découvrira le lendemain que c'était 170 rands, enfin passons sur cette erreur de touristes débutants), on part à l'aventure dans la montagne... On découvre des routes de terre rouge, c'est assez impressionnant de se sentir perdus au milieu de nulle part.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une journée de voiture, on décide de se dégourdir les jambes et de partir à l'assaut d'une petite colline, et ce malgré la pluie! La végétation est assez étonnante, mais bientôt nous sommes trempés, glacés... Retour à l'hôtel pour un bon bain chaud! (dans une eau couleur terre). Nous passons une agréable soirée au resto de l'hôtel, Julien commande un T-bone de 500g, la viande est délicieuse... Dodo, demain direction Lambert's Bay (le pays de la langouste), enfin... en théorie!&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Deuxième jour à la découverte de la côte atlantique&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Dimanche matin, après un petit déj copieux, l'aventure recommence tout de suite! On décide de prendre une &lt;em&gt;minor road&lt;/em&gt; pour voir un peu du pays. On tombe en fait dans un chemin boueux, perdu dans la brume sur une trentaine de km... La route semble interminable, je crains que l'on se soit perdu... Mais pas question de faire demi-tour... Deux heures de rallye avec la pauvre voiture de Carmania. Ça secoue!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On décide de ne pas monter jusque Lambert's Bay, ça nous prendrait la journée, voire plus... On coupe donc à court pour rejoindre la côte atlantique. Petit arrêt à Velddrif, où la Great Berg River se jette dans la mer, pour observer des flamands roses. Le temps n'est pas avec nous, c'est vraiment dommage! On reprend la route pour St Helena Bay, on aimerait pique-niquer au bord de la mer. Ce pique-nique se termine dans la voiture, ce qui n'enlève rien à la beauté de la côte. Tout est étrange ici, un paysage de rêve mélangé à une décharge à ciel ouvert... On a mal pour notre planète.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Petite visite du port sous la pluie (ça nous rappelle un peu notre week-end dans le sud Finistère début juillet ;-), puis on met le cap vers Paternoster, charmant petit village de pêcheurs selon les guides touristiques. Toujours et encore cette route de terre rouge... Pauvre voiture blanche, elle ne ressemble plus à rien! On découvre en fait un village qui se transforme en la Baule du coin, avec la plage à vendre et des maisons qui se construisent de partout! Ici, pas de loi littoral! Paternoster est déjà plus touristique, nous ne sommes plus seuls à se balader sur la plage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous repartons pour Langebaan, un peu au sud, pour y passer la nuit et être à l'entrée du West Coast National Park (il existe vraiment celui-ci). On réserve à l'Oliphants Hotel, on a une petite chambre très très kitsch, pas du tout isolée... Petit tour de la Saldanha Bay avant de manger, malheureusement, les militaires se réservent la meilleure vue... (ça rappelle quelque chose). Après un repas sur fond de karaoké, on s'endort dans une nuit glaciale!&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;West Coast National Park&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Lundi matin, aujourd'hui visite du West Coast National Park. 18 000 hectares, 4e réserve d'oiseaux au monde, lagon s'étendant sur plus de 10 km et côte atlantique... Une belle balade en perspective! À peine entrés dans la réserve, les panneaux incitant à faire attention à la traversée de tortues et d'antilopes nous mettent l'eau à la bouche. Première rencontre incongrue avec deux autruches qui traversent devant nous, quelque peu méfiantes! Puis on voit sur le côté une sorte d'antilope miniature, étrange! On continue notre traversée pour rejoindre les sentiers de randonnées, on s'arrête enfin...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On prévoit un petit circuit de 7 km au bord du lagon. Malheureusement, il pleut vraiment trop fort, on décide de faire demi-tour à contre cœur et complètement trempés! On reprend la voiture pour voir la côte atlantique, on ne va pas être déçu! On laisse la voiture au pied du panneau &lt;em&gt;Whale watching&lt;/em&gt; (nous n'aurons malheureusement pas la chance de voir les baleines longer la côte, c'est pourtant la saison). Petite traversée des dunes, entre les autruches, pour aller sur la plage. Une plage immense, magnifique, incroyable! Avec un sable blanc... Et des bidons ça et là... On scrute l'horizon, on regarde dans les vagues, pas de baleines en vue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On remonte l'autre rive du lagon, toujours côté atlantique (c'est un peu dur à suivre, désolée), on prend une &lt;em&gt;dirt road&lt;/em&gt;, encore une! Et tout à coup au bout du chemin, on voit la mer jaillir de nulle part, c'est vraiment impressionnant et d'autant plus agréable que le soleil fait son apparition. Pause photo pour tenter d'immortaliser ce spectacle. Un feu d'artifice de vagues... Cette nuit, on rêvera de vagues et d'autruches! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On se décide à quitter cet endroit paradisiaque (même pour moi qui n'y connais rien aux vagues et à la glisse) pour la Postberg section, réserve ouverte en août et en septembre pour la saison des fleurs, alors autant en profiter. On reprend nos chers chemins de boue pour un pique nique face à la mer... Julien aperçoit une loutre, que je ne verrai jamais. En traversant la réserve, on croise des antilopes, un zèbre un peu exotique et une chose très cornue... Je ne suis pas spécialiste en animaux sauvages... Reportez-vous aux photos! Les autruches continuent bien sûr d'accompagner notre traversée, tout comme les pintades, animal le plus répandu dans la région!&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Notre périple touche à sa fin…&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;On reprend la route pour Cape Town, Julien s'est habitué aux coutumes du coin... Il se range sur la bande d'arrêt d'urgence pour laisser les plus pressés le doubler, sur la droite bien sûr! En retour, on est remercié d'un coup de warning... Je m'endors et me réveille à Bloubergstrand, tout prêt de Cape Town, endroit le mieux situé pour admirer Table Mountain... Petit tour sur la plage, photos... Les vagues donnent envie de se baigner, mais une petite rafale de vent nous rappelle tout de suite qu'ici, on est en hiver.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retour à Scott Road, Observatory... Il reste le moins marrant, redonner à la voiture son état initial... Après plus de 700 km, nous sommes bien fatigués, on s'endort des images plein la tête.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/12/14-wewestern#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/08/12/14-wewestern#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/15</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Dimanche à la plage...</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/07/20/8-dimanche-a-la-plage</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f32a29ef65b9f24c3ebde4458b800dcd</guid>
    <pubDate>Tue, 20 Jul 2004 13:51:04 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Je continue la découverte du coin ce week end, pour voir un peu ce qu'il y a de l'autre côté de Table Mountain!&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Continuant sur ma lancée, après une deuxième grasse matinée, j'ai pris le
minibus pour Camps Bay (via la station bien sûr), histoire de voir les plages...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n'ai pas été déçu, avec en plus un temps exceptionnel pour un hiver (une
bonne vingtaine de degrés, pas un nuage), les paysages sont vraiment superbes.
C'est vrai, parfois il faut faire un effort d'abstraction pour oublier les
constructions galopant sur les flancs de Lions Head et Table Moutain, mais cela
ne m'a pas empêché de rester scotché sur ces paysages...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Niveau population, on est pas dans le même registre qu'Observatory, qui est
déjà relativement riche... Sur la route de la corniche, à part les minibus, on
ne croise presque que des voitures très haut de gamme (c'est là qu'il faut
frimer avec sa porsche neuve), et les maisons et appartements sont vraiment
luxueux. On est vraiment dans le quartier tourisme/gros sous, sur une côte
vraiment belle, mais en sortant un peu des itinéraires touristiques, on doit
pouvoir trouver des endroits vraiment sublimes...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce qui est de la baignade, je vais attendre une grande chaleur ou l'été
pour expérimenter, mais il paraît que l'eau est trop froide de ce côté de la
péninsule pour les requins, donc why not...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Allez, retour au boulot, parce qu'ici aussi, les week end ne durent que deux
jours &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/07/20/8-dimanche-a-la-plage#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/07/20/8-dimanche-a-la-plage#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://julien-carnot.net/cape-town/feed/rss2/comments/11</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Balade dans le centre ville et le Waterfront</title>
    <link>http://julien-carnot.net/cape-town/post/2004/07/19/7-balade-dans-le-centre-ville-et-le-waterfront</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fd9fe633840945cc50bfa2253a51d816</guid>
    <pubDate>Mon, 19 Jul 2004 09:07:20 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jul</dc:creator>
        <category>Découvrir les lieux</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Après une semaine de labeur acharné... Quoi? Ça colle pas? Bon, ok, je
reprends: Samedi, après une semaine de rentrée qui ne m'a pas laissé beaucoup de temps
pour découvrir autre chose que le campus, et après une bonne grasse matinée,
profitant d'un temps anormalement beau et chaud, j'ai enfin été visiter le centre ville et le fameux Waterfront (port reconverti
en pôle touristique majeur), de jour cette fois, et avec plus de temps pour les
photos!&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A partir d'Observatory, la procédure à suivre pour aller au centre
ville n'est pas bien compliquée: marcher dans la bonne direction sur la Main
Road, et attendre 30 secondes qu'un minibus vous hèle... Ils vont tous vers une
gare routière, située sur le toit de la Railway Station, à deux pas du
Central Business District, le quartier d'affaires. Reste à s'orienter dans cette
gare routière un peu sombre, qui fait aussi office de grand marché et qui
grouille de monde... Après quelques détours un peu hésitants, on finit par
trouver le moyen de passer au dessus des voies ferrées, ce qui nous mène
directement dans la ville.&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Cape Town, entre la vie et le désert&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Impressions mitigées dans les rues de Cape Town... Tout semble se passer dans
les rues plutôt que dans les buildings, ou les centres commerciaux. chaque
trottoir a son vendeur de cigarettes, mais aussi de fruits, de téléphones
portables ou de câbles d'alimentations pour téléphone, au cas où le vôtre serait
malencontreusement tombé du camion... Bref, entre la gare et l'hôtel de ville,
il y a de la vie...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par contre, au bout de la rue, à moins de 200 m plus tard, le vide complet!
On ne croise plus qu'un ou deux touristes qui ont l'air aussi paumés que vous,
entre des tours portant chacune l'enseigne d'une grosse entreprise... Pas de
doutes, on est bien dans le Central Business District, le centre administratif
et tertiaire, un samedi, où tout est fermé... Les policiers et policières à
cheval semblent s'ennuyer profondément, autant que leurs confrères vigiles ou
miliciens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On comprend très vite les efforts de la ville pour attirer des
habitants dans son centre, et les grandes opérations immobilières en cours pour
faire du logement encore plus sécurisé, car sans jardin, sans fenêtres
accessibles, avec des parkings bien gardés, ce qui limite les risques de se
faire descendre de sa voiture en arrivant chez soi et de devoir lui dire adieu
prématurément, dans des r